‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 84 sur 154 · SEPTIÈME SALLE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME SALLE

Les porcelaines de Sèvres de M. Double envahissent cette salle ; disons en revanche qu'elles sont parfaites.

A droite, magnifia ne argentene de M. le baron Pichoif, «a^iélle plate et mviee de table ciselée parBailly, orfèvre de la Trinité, reça en 1756; flambeaux de Lohendritz, 1757. — Argenterie, et surtout de table, genre Rocaille, à M. le comte de Pontgibault.

Dans la vitrine qui suit, s'étale en opposition le service de table de la bourgeoisie en faTence de Rouen, aux couleurs vives et gaies qui s'harmonisaient si bien avec l'humeur légère de nos aïeux et leurs propos de table parfois un peu grivois. On remarque là un chou avec un escargot, un coq, un plat d'aspergts. uue assiettée d'olives en terre émaillée qui devaient animer véritablement la nappe.

En iàit de faïences, u faut encore remarquer l'es deux sphères céleste et terrestre de Pierre Chapelle de Rouen (1721).

Nous ne faisons que mentionner les miniatures, il n'y a rien là à signaler particulièrement, tout est charmant.

Que dire de toute cette rocaille bizarre, de cette forêt d'arbustes étranges aux fleurs de porcelaine, de ces bergeries fades où se retrouve toujours l'inévitable touiterelle de cuivre doré?

Ssduons en sortant le buste de Voltaire de Houdon (1778,.

HUITiâMX SALLK*

L*influence excessive des femmes dans la société française apparaît partout; ce ne sont que Dentelles et bibelots.

Dentelles et points à Mlle Grandjean; superbe rocher en point d'Alençon à M. l'abbé Gordière, curé de Machemont (Aube). L'art n'est plus que mignardise et grivoiserie.

Mais voici le grand jour qui s'approche : Sèvres fait bien encore des porcelaines bleu de roi (remarquez celle de M. Delamarre) ; mais il modèle ausâ en hiseuit le buste de Franklin; en attendant qu*il fasse celui de Marat, et orne ses tasses et ses plats de bonnets de la Ubertét de la devise : Mort aux tyrans, et de rubans tricolores, comme nous le montrent plusieurs spécimens. — La statuette de la Liberté^ du docteur Coquerel, coudoie deux bustes du Premier Consul^ Tun en biscuit, l'autre en faïence émaillée*

Au milieu de la salle se trouve une curieuse coUeclion de miniatures parmi lesquelles brille celle de Talleyrand-Périgord , des bijoux républicains, entre autres une bague d'argent avec les portraits frappés en relief de Marat et de Lepelletter-Salnt-Fai^eau.— Plus loin une série de médaillons en terr& emite de itmrBaptisU Ninif sculpteur italien, nous donne les portraits des. châtelains de Ghaumont et leurs familles de 1763 à 1780. A gaueh»^ liorlogeorguc de Moisy, horloger à Paris, porcelaine et cuivre; orchestre de singes très-boullbn et plein d'esprit. Deux terres cuites de Clo* (lion^ olfrande à l\Amour^ du môme sans doute^ à M. Beurdeley — Pendules rocailles et cuivre Louis XVI,

IfEUTIÈME SALLE.

Cette dernière salle du travail en France rappelle un peu le salon des refusés. Citons toutefois le buste d'un inconnu par Houdon au musée d'Aix. — Un bu&te en marbre dont la tête rappelle * le type si caractéristique des femmes de Proudbon. Une serrure inventée par Ambroiee Poui*Landryi maître breveté dn roi, et prétentée à la princesse de Lamballe ; une autre signée Lotib XVI (1778). Deux bustes remarquables, deux fortes têtes du Hère ékt, sans doute.

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