‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 87 sur 154 · SUISSE · texte numérisé non relu

SUISSE

Dans Thistoire du travail, la Suisse n'occupe pas une salie, mais seulement une partie de la rue qui porte son nom.

IiOS Lacustres. — La Suisse n'a en réalité que deux exposants, et ils 8*en tiennent aux produits du travail ohes les peuplades helvétiques aux époques antéhistoriques. Ce qui n'empéohe pas cette exposition d'être très-intéressante, car la Suisse a dans ses lacs une mine inépuisable d'objets de l'Age de pierre et de bronxe; la science l'explore sans cesse depuis qu'on a découvert que ses premiers habitants se construisaient, sur pilotis dans les lacs de ce pays, sinon des habitations permanentes, du moins des abris en temps de guerre ; et qu'il existait sous ces constructions qu'on a nommées palafittes, une épaisse couche de limon qui contenait de nombreux produits de l'industrie des honmies qui les avaient habitées. Cest le résultat de leurs pèches dans le lac de Neufchfttel, — on ne peut employer d'autre mot, — que le docteur dément de Saintr Aubin et le colonel Schawb nous ont envoyés.

L'âge de la pierre brute n'existe pas dans les palafittes ; elles n'ont été élevées que dans la période suivante. Les charpentes qui

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les soutenaient et leur mode de construction qui devaient être

plus avaucé. Il serait difficile d'énumérer tous les objets intéressants de cette période ^e préaéiiteiit les Titrines suisses. Bornonsnous à citer une magnifique bâche proyeoant de la station de Concise et appartenant à M. le docteur Clément, quiprésente, chose rare, son emmanchure complète en bois, » superbes marteaux en pierre, véritables objets d'art; on se demande comment avec les moyens bornés dont ils disposaiefit, nos aXeuz pouvaient forer des trous aussi réguliers dans la pierre dure?

La céramique est représentée par des vases qui portent Tempreinte du pouce du potier. Ils nous ont conservé des documents sur la manière dont se nourrissaient nos aïeux : froment, orge, avoine, pois, lentilles, etc., c'est4i-dire qu'on n'était plus à l'état sauvage , on cultivait.

Les palafittes de Pâge de bronze sont plus nombreuses et plus imi)ortantes. La céramique s'y développe; mais les vases sont coniques à la base, en sorte que pour les faire tenir debout il fallait ou les enfoncer dans le sable, ou bien les poser sur des es-

Eèces de torches ou anneaux en terre cuite. Les haches, très-nomreuses, sont excessivement variées de forme. Les couteaux sont élégants et la facture tourmentée de leur lame rappelle les formes orientales.

Le's faucilles abondent et indiquent une agriculture asses développée.

Parmi les armes, les épées ont une poignée d'une petitesse caractéristique qui confirmerait l'hypothèse que les populations antéhistoriques de l'Ëurope étaient d'une taille au-dessous de la ' moyenne actuelle.

Des bijoux, bracelets, épingles à cheveux et boucles d'oreilles montrent que déjà la coquetterie des femmes avait fait naître l'art de la bijouterie.

Le Danemark nous a envoyé aussi une série d'objets de bronze et de pierre ayant appartenu à ses peiqfdades primitives. Malgré son importance, cet envoi à coup sftr ne représente pas la vingtiàie

partie des richesses archéologiques de ce pays, tant les dolmens, les tombelles, les kœppenmœduiys (débris de cuisine) et les tourbières ont rendu fidèlement les dépôts que le hasard leur avait confiés.

La collection de M. Wickfeld d'Engestorte nous donne une idée assez complète du premier âge de pierre, de la pierre brute. La vie devait être bien mi8éral>le avec de pareils instruments. Mais quelle différence déjà entre ceux-ci et les qiécimens de pierres polies du musée de GopenfaAgue : magnifiques dagues ou poignards

sans doute un état de civilisation

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