DANEMARK, SUÈDE ET NORVÈGE
en silezi scies, gonges,- marteaux, haches; en les considérant, on voit l'intelligence s'élever lentement mais progressivement sur la terre eomnie un astre éclatant. Il n'est pas nesoin d^tre on savant
en pour lire dans ces documents.
U^^e de bronze nous présente aussi un sujet d'étude intéressant, ne fût-ce que cette superbe trompette, spécimen peut-être unique, que les archéologues danois nomment Laur, et qui rappelle notre cor de chasse par sa forme. Au môme âge se rapporte un vase d'or découvert en Fionie en 1864, et les célèbres cornes ou olifants d'or trouvés en 1639 et 1734 à Maqgellander, dont le musée de Gopenha^e n'a envoyé que les fac-simîle en plâti'e par l'excellente raison que les originaux lui ont été volés» sans qu'on ait pu en trouver traces, bien qu'on ait mis la main sur le voleur. 11 faut encore remarquer le bouclier de bois avec umbo (centre) en bronze d'une conservation étonnante, si c'est un original* Les tourbières conservent intacts les objets les plus délicats. '
Au milieu, armes de diverses époques qui témoignent de l'intel- • ligeuce a été en tou? pays et ù toutes é^o(^ues dépensée p;ir les hommes pour s*entre-tuer.
Ck>ulevnno du quinzième siècle trouvée en mer près de la côte de 111e d'Auhalt. Elle se charge par la culasse.
Fusil-rèvolver à six coups, de 1597, et qui ressemble, du moins extérieurement, à ceux qu on vient d'invoAter récemment. Mousquet de rempart à rouet.
Serpentine du commencement du dix-septième.
La Norvège a également exposé des armes et ustensiles des âges de pierre et de bronze qui ont nécessairement, avec ce que nous avons \'u en Danemark, la plus grande analogie. Mais ici nous trouvons de plus deux ou trois spécimens de runes. c'esWà-dire d'écriture hiéroglyphique des peuples du Nord, pamu lesquels on remar(^ue un calendrier sur bois, et une inscription sur pierre à qui le signe de la croix qui raccompagne donne peut-être une date relativement moderne.
Une série de vêtements et d'omeraiints sacerdotaux du treizième ou seizième siècle est encore à signaler, entre autres la mitre et les sandales de l évêque Ronger.
Parmi les reliques historiques, citons : Une swviette anneriée qui rappelle wÉ^le Qx^meraa qui a joué un si grand rMe dans upelit^ue; ïumm d^Gustave I^. Biassive oarapaee de iér eù le nére* dimmit tout entier, eçt destMe plmtôt à loger unscfdat qu'un grand eapitaine.
Le berceau en bois doré de ce fou héroïne que l'histoire nomme Charles Xll^ et non loin de là son épée.
Dans les longues veillées des climats septentrionaux, le paysac norvégien aime à sculpter le bois, et acquiert à ces travaux une habile^ remarquable; des cornes à boire, des poires à poudre et d'iMlres objets anciens démontrent cette assertion.
SUÉDE. KCOlirÉGK. ^ RUSSIE. 17&
Une suite non moins curieuse et qui tient aux coutumes particulières du pays, est celle des bijoux de mariées norvéfpieimds. IX y a surtout aes couronnes fort orig-inales.
Quelques chartes et diplômes sont a signaler; sur quelques-unes d^entre elles, on peut lire les griHes célèbres de Gustave-Adolphe el la fameuse Ghmtiiie de SNèdtb
Laeftfettoee aneieimee de ki Korvége man<|iieBt «a mu- d'originalité, on dirait du KonaiiàeoiileQiPs ternes. Le» peaveudoes de la fabrique de Mariembourg ont en revanche un aspect tout à fait particulier.
RUSSIL
Le musée d'art et d'industrie de Moscou expose des photographies et des fac-similé intéressants d'objets ou de monuments anciens. — On doit remarquer le moulage en plâtre de la porte sainte en bois de l'église de Saint-Jean à Rostow (Jaroslaw), superbe spécimen de l'art gréco-russe, tout empreint de î'Orient. Les âges de pierrA at de bronze soat représentés par des moulages d'bbjets trowrés dans les toinbelles et les tumun de la Russie orientâtes de la Sibérie et du Caucase. Ces restes ont plus d'un point db ressemblance avec ceux trouvés dans les marnes circonstances en France et dans les pays du Nord.
Mais où la Russie brille réellement, c'est par un choix merveilleux d'ancienne vaisselle plate d'or^ d'argent et de. vermeil ciselés.
Citons :
Le plat en vermefl donné parle czar Fédor Âlexie.vltch à Téglise de laTtésurreeticn de Moscou en ld78.
; Une grande /Coupe d^Sur^nt (Gzara) du douzième sièda portant lintotir on bord une inscnption en caractères slavons :
c'est la coupe du KINjOSET VLADIVm OATIDOyiTCQ^
Un puisoir en vermeil ciselé du dix-huitième siècle.
L'assiette d'argent gravée et dorée avec une inscription du cs^arewttell Alexis Petrowitdi.
£a eoupe d*)argrat (du xni* siècle} sur fond dfor mat me ome^ m^i^ideQée oi^ on lit I^iseriptîon :
BUVEZ, ÉGAYEZ- VOUS, ET EN TOUS LEVANT, DÉGRXSB^VOUS A LA SAMTS JM FROPHIÉTAIRE.
sntÉosr.
£et Bmm seBAlenI; aroir ooosarré^ des «Miens nHièilié»'d'or* m lenfB coupée et leurs Tases de defieee^lenr ali^iebel, «i reste, eomme eekddeeAiabee, sepréeelMlenienlàrecaetteBtatkm.
Au fond de la salle on rencontre une antre série de vaisselle émaillée d'or et de yermeil des seizième et dix-septième siècles, dont la pièce la plus remarquable est sans contredit l'assiette enrichie de rubis du czar Alexis Michaelowitch. Ajoutons un curieux lampadaire en bronze du douzième siècle, où les personnages divins et les animaux de la symbolique chrétienne sont découpés à jour, et quelques armes russes conservées au palais de Moscou, et la section russe n'a plus rien qui nous retienne.
ITALIE. — PRINCIPAUTtS ROUMAINES.
Au-dessus de la porte de la salle qui suit on lit : Italie, États- Pontificaux, Principautés-Roumaines, Turquie, Égypte, Chine, Siam, Japon, Perse, Maroc, Tunis. Mais il ne faut pas se laisser prendre à cet étalage pompeux de pays; en réalité il n'y a de représentées, dans cette galerie , que Tltalie et les Principautés Roumaines; la Turquie Test si peu que ce n'est réellement pas la peine d'en parler.
La disposition de l'Exposition italienne n'est pas très-métho^que. Ses organisateurs semblent avoir eu plutôt en vue l'ornementation de la salle qu'un classement scientifique. Nous rencontrons en effet tout d'abord une épinette incrustée de marbre et de pierre, d'Annibal Roxis de Milan (1577); puis des tapisseries historiques du XVII* siècle, dont quelques-unes méritent un examen attentif. Le buste d'Innocent XI en marbre et celui d'un autre pape en bronze, tous deux' très-remarquables, précèdent une vitrine où s'étalent les faïences de Faensa, d'Urlnno et de ces mille fabriques italiennes où chaque ouvrier devrait être un artiste. Rien là à signaler plus particulièrement; chaque pièce a droit à un examen sérieux. De curieuses photographies reproduisent les peintures de l'hypogée étrusque de Voici. Tout près, de superbes dentelles du xvi« siècle, exposées par Mme Fiorelli* et un /îc^u, également de dentelles, ayant appartenu à la reine Isabelle de Naples, à Mme la duchesse de Gutrofiano.
^ £n revenant sur ses pas on rencontre au milieu de la salle une remarquable collection de^m^dotttss et monnotés romaines de M. Ponton d'^mécourt. Une pirogue de Tépoque antélustorique creusée dans im tronc d'arbre, comme le font encore aujourd'hui les peuplades sauvages de l'Océanie, et des instruments et des armes de pierre, dont le musée de Naples possède des spécimens réellement remarquables. Quelques armes romaines représentent assez pauvrement les magnificences de la ville éternelle. Les bronzes étrusques sont plus intéressants; il y a surtout un miroir à main qui mérite uue mention. Rien, du reste, qui soit hors ligne- Évidemment les grandes collections de l'Italie ne se sont pas ouvertes. Des aiguières, boutèiUes, plats de faïence occupent la
ITALIE. — PRINCIPAUTÉS KOUMAINËS. 177
vitrine suivante; plusieurs belles pièces, mais moins intéressantes que les «Mîmes de Fentse qui sont à côté. On se demande cruelles fees ont iàit naître sous leurs pieds ces véritables calices de fleurs : dans de pareilles coupes le vin doit doubler de prix.
Dans les bronzes du xvi« siècle à belle patine florentine, qui occupent la paroi de gauche, on retrouve facilement les têtes romaines ^ classiques, depuis l'énergie des Gracques jusqu'à la flaccidité de Vitellius. Mais il semble que l'artiste a voulu incarner dans une seule figure, celle de Diane (comtesse Tenderino?), toutes les mauvaises passions de T Italie ancienne et moderne : ce marbre est beau à loree d^ètre hideux.
Les armes (moyen âge et renaissance) qui occupent la vitrine suivante méritent un coup d'œil; et les vases étrusques, coupes rhvtons et autres ^ui se trouvent à côté font bien comprendre les splendeurs céramiques de l'Italie au xv* et au xvi« siècle.
Christ en bronze^ de la fin du xv' ou du commencement du XYi* siècle, attribué à Ghiberti, le sculpteur des fameuses portes du baptistère de Florence.
Tapisseries d'après Raphaël : Pôciie miraculeuse , Saint Pierre recevant les clefs, etc.
Dans les vitrines roumaines le culte grec a exposé de curieux vêtements sacerdotaux du xv* siècle, des châsses et des reliquaires en forme de basiliques, des encensoirs ornés de grelots, dont l'un
surtout d'une forme particulière (xv* s.) ressemble à un vaste fourneau de tchibouck. — Bâton épiscopal terminé par deux têtes de serpents et qui n'est autre en réalité que le caducée de Mercure.
La reproduction de r église d*Ardache^ bâtie en 1520 par le prince Negoge Bassarabe, ne manc^ue pas d'un certain pittoresque j mais en somme ce n'est ju'un joh décor.
• Une rareté parmi toutes celles qui sont rassemblées dans ces galeries : Tréior d$ Petrossa, découvert en 1837 dans la montagne d'Isifitza. Ornements impériaux d'or incrusté de grenats ; — plat d'or orné en bas-reliefs de la suite des dieux antiques ; spécimen Irèscurieux de l'art byzantin au quatrième siècle chez les Goths de la Dacie. Tout cela porte des traces non équivoqjaes de fracture et de pillage.
Remarquons encore un fémur et des molaires ayant appartenu sans doute à un gigantesque pachyderme antédiluvien, des étoffes du zv« siècle et surtout un manuscrit grec du xv* ou du xvi* siècle, qui consiste en une bande de parchemin roulée, selon la mode . antique, sur une sorte de bobine d'ivoirOi et nous aurons tout vu , dans cette salle qui s'annonçait si pompeusement.
AN6LETERRC.
' L'exposition anglaise est une des plus complètes et des mieux
178 HISTOIRE DU TEUYAIL
organisées. On y sent l'esprit d'initiative, de résolution et d'ordre qui distingue nos voisins.
Armes.— Elle débate par une série fort intéressante d'instruments et d'amee de l'flge de pierre etde bronze, qui estàétndlQr; vienneiEt ensuite lIsiFadoii danoise e| angloHsaxonne, représentées nécessairement aussi par des armes.
Casque danois trouvé dans les ruines du château d'Oxford*
Casque anglo-saxon avec ornements appliqués de bronze. I7n au* tre spécimen avec nasal (époque d'Edwai'd le Confesseur.)
Le moyeu âgeaîà toute une suite de casques ou heaumes (helmets) ^ dont plusieurs sont remarquables par leur volume, si bien qu'on ^ serait tenté de croire qu'ils ont servi plutôt à des ti ophées qu'à armep des «dienFaUen. — Citcms le kemne et le bassinet de Richard Beauoham comte de Warwiek au quinzième siède , et puisqu'ils se trouvent tout près, l'armut^ incrustée d*argentde Charles et le masque en fer d^ exécuteur des hautes oeuvres de la Tour de Londres. On se demande pourquoi <m lui a donné l'air grotesque et gouailleur qu'on lui trouve, est-ce que ceux qui ordonnaient alors les exécutions tenaient à insulter, au nom de la justice, leurs victimes jusque dans la mort?
Remarquez la sonnette et la châsse de saint Patrick, le grand apdtre de l'Irlande (y« siècle).
V oH i mm an^aise des qoinaième et seizième sièoles est digmement représentée dans lliistMre du travail.
Coupe d'argent oiselé appelée coupe de Fanatlième, de linseriih tien qui règne autour : c ânathâne sur ^[uiconque osera la vendre. » 1481. '
Masse de cérémonie de l'Université de Glascow. '
Épée à deux maiiis du temps de Uezuri Ylll, pommeau en cristal de roche.
Masse en cristal montée en argent émaillée avec cabochons, donnée à la ?ille de NonHeh par ki reine Élisabeth.
Aiguière d'aiwsnt repoussé (1588). Coupe (graee-cup) de sakit 1%o* mas Beoketjivmre monté d'vgent doré (1445). Garriage, coupe en fonne de tonneau, argent éo/té^ ciselé et énuûUé, montée sur un char dont les roues sont mues par un mécanisme intérieur et qui est chargé de personnages en ronde bosse (1 moitié du xvi« siècle).
Crosse pastorale deFévéque Fox, argent doré et émaillé ; en liaut, sous un dais d'archilecture, la figure de saint Pierre, 1517. Au dixseptième et au dix-huitième siècle on peut citer un plat et une énorme coupe d'argent repoussé à l'Université dTork tout à faîA remarquables.
Une table d'argent aux aimes de GfuiHaume BI. 170(^.
Masse d'argent doré aux armes de la reine Anne et de la ville de Bath(1710.)
Une salière (salt-cellar), srgent doré soutenu p^ qv^tre co* lonnes corinthiennes.