‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 89 sur 154 · ANGLETERRE · texte numérisé non relu

ANGLETERRE

Chenets de fer émaillés bîeu et blanc.

Les coupes données en prix aux courses de chevaux (racing cup) apparaissent; citons celle de 1760 au duc de Cleveland (vermeil), vraiment magnifique de tous points, et celles des courses de Richmondde Tannée suivante.

Deux tankards (pots à couvercles) argent doré du célèbre orfèvre Paul Lemaire de Londres» 1732, méritent encore Pattentiott.

Parmi les terres cuites anglaises, il en est une à étudier, ce n'est rien moins que le buste du célèbre sculpteur Flaxinann (1778) par

lui-même au musée de Kensington.

Parmi les bijoux de toilette, signalons une montre curieuse surtout par sa destinée, donnée à l'empereur de Chine, en 1790, par lord Macartney dans une ambassadfj ; elle a été reprise il y a quelques années au sac du palais de Pékin.

Parmi les miniatures, celle de la reine Élisabeth par Nicolas Hillard (15^7-1619) et le j^rtrait du roi Charles II par Samuel Gooper (1607-1672) ont droit à quelques minutes d'attention.

m PAVILLON GëNTRÀL.

Le pavillon qui s^élève an miliea du JardiD central est consacré, nous Pavons dit (p. 11), aux poids, mesures et monnaies des différents peuples, exposition qui occupe le rez-de-chaussée; au premier étage sont les monnaies fiduciaires» billets de banque, timbresposte, etc.; à l'extérieur, quatre cadrans d'horloges indiquant simultanément les heures par des chiffres romains, arabes, turcs et indiens ; enfin au-dessus du dôme de verre, un globe terrestre qui tourne sur lui-même en 2k heures^

Une idée profondément phitosophique a présidé à cet arrangement : le visiteur qui a parcouru tout Pintérieur^ qui a comparé Tes richesses des divers pays, qui a vu qu'elles doivent se compléter et se multiplier par Péchange réciproque, est tout étonné en arrivant au centre de voir si imparfaits les moyens qui servent à faciliter le commerce entre les différents peuples, c'est-à-dire les poids, les mesures et les monnaies. Le besoin de cette unité se fait impérieusement sentir à son esprit, et en levant les yeux il voit le globe terrestre dont les divisions doivent servir de base logique à ces mesures applicables à tous les peuples du monde.

Quatre compagnons de route, raconte Gérard de Nerval, un Turc, un Arabe, un Persan et un Grec, voulurent faire un goûter ensemble ; ils se cotisèrent de dix paras chacun. Mais il s'agissait de savoir ce qu'on achèterait: Uzim, dit le Turc. — Ineby dit PArabe. — InghÛTy dit le Persan. — Sta/ilion^ dit le Grec. Chacun voulant faire prévaloir son goût sur celui des autres, ils en étaient venus aux coups, lorsqu'un derviche qui savait les quatre langues appela un marchand, qui fournit ce que chacun avait demandé. C'était la même chose.

Cette absence d'unité» cause de tant de maux et d'erreurs dans l'humanité, s'en va diaque jour en disparaissant. Un congrès pour l'unification des monnaies, poids et mesures a été organisé. Ce qui semble utopie aujourd'hui peut devenir réalité un jour. On Pentrevoit dans un avenir plus ou moins lointain. Mais il est beau pour le dix-neuvième siècle d'affirmer Pidée et pour nos savants

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