LE NEZ DANS LES MALADIES
C'est également un. mauvais présage que les ailes du nez suivent régulièrement, et avec une apparence de gène, les divers mouvements de la respiration. C’est ce qui arrive dans le croup, dans la dernière période de la phtisie pulmonaire, etc.
Il est remarquable encore que les mouvements du nez cessent dans toute affection grave des fonctions cérébrales, comme l’apoplexie, la léthargie, etc.
, Dans l’hémiplégie, ils ne sont détruits que d’un côté. Le prurit continuel de cet organe est fâcheux dans les maladies aiguës : souvent, il précède le délire, mais souvent aussi il annonce simplement le coryza.
Dans l’érysipèle de la face, le nez acquiert beaucoup de volume ; ce qui lui arrive aussi dans les affections scrofuleuses.
Le nez contourné, soit à droite, soit à gauche, dans une fièvre continue, où il y a faiblesse, est un signe de convulsion ou de mort prochaine.
Un observateur a remarqué que les personnes qui ont le nez aquilin sont prédisposées aux maladies de poitrine, tandis que celles qui ont un nez retroussé et des narines très ouvertes sont à l’abri des affections de poitrine, mais plutôt prédisposées aux affections de foie. Les chevaux arabes, dont les narines sont ouvertes, deviennent rarement poussifs, tandis que les chevaux à tète busquée avec des
narines rentrantes gagnent facilement des maladies pulmonaires.
La conformation du nez et la facilité qu’il donne à la libre circulation de l’air vers les poumons, ou l’obslacle qu’il oppose à la respiration, doivent évidemment agir sur l’état sanitaire delà poitrine chez l’bomme et chez les animaux: voyez la différence entre les narines du chevreuil et celles du mouton, si exposé aux inflammations de poumons.
On sait que certains malades dégagent une odeur particulière suivant leur affection.
Nouss dit que l’odeur chez les malades atteints de rougeole rappelle celle de l’oie plumée ; chez les scarlatineux, c’est l’odeur qui se dégage des cages des fauves ou l'odeur du mauvais vieux fromage ; dans la suette miliaire, l’odeur est celle du mauvais vinaigre ou encore de la colle de pâte décomposée, tandis que la variole rappelle par ses exhalaisons, le pain moisi. Ajoutons encore qu’au voisinage des paralytiques agitants on respire une atmosphère de souris des plus désagréables, etc. (I).
LE NEZ ET SES ÉTATS HÉl’LEXES
11 n’est presque personne qui n’ait éprouvé une douleur très-vive dans la membrane pituitaire à la suite de l’application de certaines substances sur
(1) V. pour plus de détails l’opuscule du D1' Monin, précité.