‹ Les curiosités de la médecine (volume 2)Chapitre 47 sur 86 · II · texte numérisé non relu

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LES CUItlOSITKS DE LA TETE

s'affecter ; c'est souvent aussi, chez la femme, l'indice d’une leucorrhée chronique.

La routeur et la chaleur du nez et de scs envi-

rons, le gonflement des veines nasales, annoncent l’épistaxis, et quelquefois un délire prochain ou la phrénésie.

La rougeur du nez est, dans quelques cas, également un signe d’évacuations alvines ou d’affection hépatique ou pulmonaire.

Dans la plupart des lésions organiques du cœur ou des gros vaisseaux, il prend une teinte d’un bleu plus ou moins livide, et le docteur Kraft, de Runkelsur-la-Lahn, a observé que toutes les fois que, chez des malades atteints du typhus, le nez devient bleu, la maladie se termine par la mort (1).

Dans l’embarras gastrique, ses ailes acquièrent une couleur jaunâtre ou verdâtre. Elles deviennent livides ou plombées dans certaines maladies des poumons.

(1 ) Journal de Médecine et de Chirurgie pratiques, par MM . Hufeland et Himly, juillet 1815. Dans le cahier de juin 1816 de ce même recueil, le docteur Gutberlet cadet, de Wurtsbourg, confirme la remarque du docteur Kraft. Tous les malades à nez bleu qu’il a observés, et leur nombre s’élève à trois cents, ont succombé et lui ont paru communiquer plus facilement la maladie. Un autre médecin, le docteur Fuse, de Bliescastel, dans le cercle des Deux-Ponts, assure avoir fait la même observation sur sept malades ( V. le même journal, juin 1818), et s’appuie sur un passage de ÏAnnus niedicus pri'Kus , de Storck.

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