LES ÉMOTIONS MORBIDES
même être lo propre de l’homme : Homère nous a peint le chien d Ulysse mourant de joie en revoyant son maître.
Escoubas a cité un cas d’hémorrhagie utérine »
provoquée par la colère. Valentinien serait mort d'apoplexie et Attila d’un vomissement de sang dans un accès de colère.
Isocratc mourut de douleur en apprenant la perte de la bataille de Chéronée.
Fourcroy et Ghaussier furent, dit-on. frappés d'apoplexie à la suite de chagrins violents.
L’amour malheureux a eu des suites aussi funestes. Parmi les exemples historiques, on cite Lucrèce, Pindare, le Tasse, etc.
Une émotion peut remettre en activité une maladie (1) ou un délire jusque-là dissimulé, et elle peut le faire naître, lorsqu’il n’en existait encore aucune trace (2). Handfield Jones raconte le cas
(1) La peur fait quelquefois une telle révolution dans le corps qu’elle peut y produire également de grands biens et de grands maux. Au siège qui fut mis en 1555 devant la ville de Sienne, un boulet de canon qui passa bien près du marquis de Marignac lui donna tant d’effroi qu’il en perdit la goutte dont il était tourmenté. (. L’Esprit de Guy Patin).
(2) Peut-on aggraver son mal en y pensant trop ?
De tout temps, le populaire a eu la ferme croyance,
que de penser constamment à une partie du corps ou a un organe, produisait de ce côté un effet néfaste ou que, s’il s’agissait d’un endroit ou d’un organe déjà malade, 1 en résultait une aggravation locale ; mais, au point