‹ Les Cuti-Réactions Dans L'AsthmeChapitre 7 sur 19 · LA DEUXIÈME +++ LA TROISIÈME · texte numérisé non relu

LA DEUXIÈME +++ LA TROISIÈME

rte

La réaction peut être considérée comme positive, quand il s'est produit un petit placard ortié ayant 5 m/m de large au moins.

Nous n'avons pas considéré comme positives les réactions comportant un simple érythème local.

Mais le placard ortié est souvent lui-même entouré d’une zone érythémateuse plus ou moins marquée; en outre, il est souvent prurigineux.

La réaction varie d’étendue suivant les cas et peut atteindre et même dépasser l'étendue d’une pièce de 5 francs. Nous donnons ci-joint des types de réactions positives pluk ou moins intenses.

Les réactions les plus fréquentes sont dues à des produits d'origine animale, squames ou crins de cheval, plumes et, plus rarement, laine.

Il faut penser que ces protéines, y compris les crins de cheval, peuvent se trouver dans les divers objets de literie, ce qui explique la fréquence des crises d'asthme nocturne. = D'autre part, les vêtements peuvent également contenir des crins de cheval. :

Il est plus rare, au moins chez l’adulte, de trouver des réactions positives avec les protéines alimentaires.

Nous ne parlerons pas ici des protéines microbiennes que nous n’avons jamais utilisées, M. Pasteur Vallery-Radot ayant déjà constaté dans son service qu'on ne trouvait pas de réactions positives avec les protéines microbiennes pulvérisées, telles que les Américains les ont utilisées.

D'ailleurs, Sandford, sur 365 cuti-réactions pratiquées avec le staphylocoque n’a pas obtenu un seul résultat positif. |

Dans la pratique, il y a donc lieu d'utiliser toujours la même série de protéines quand on ignore absolument la cause d’un asthme. Ce sont : les squames ou poils de cheval, objets de literie (plumes de poulet, d'oie, de canard, de pigeon, laine), aliments (farine de blé, blanc d'œuf, jaune d'œuf, lactalbumine, pomme de terre, bœuf, mouton, veau, porc).

Il est bien évident que si, en outre, on peut apprendre -du malade certaines particularités de vie qui le mettent en contact avec des protéines qui ne sont pas celles-ci, on

ajoutera parmi les épreuves à tenter les protéines qui peuvent être cause de sensibilisation.

Préparation des protéines. — On ne peut donner ici en détail tous les modes de préparation des protéines. Ceux-ci sont, en effet, extrêmement divers et varient suivant les substances à traiter. Ces protéines sont toutes fabriquées industriellement en Amérique.

Nous résumons seulement les procédés des deux auteurs qui ont eux-mêmes mis au point la fabrication de ces subslances :

Ce sont Wodehouse qui prépare des protéines en poudre et Coca, des extraits liquides.

Wodehouse donne un mode général de préparation pour les protéines de viande et pour les protéines végétales.

Pour être utilisables dans la cuti-réaction, les protéines doivent être solubles, c’est là, dit-il, un premier point essentiel.

Les ‘aliments généralement consommés cuits donnent plus sûrement des réactions lorsqu'ils ont été soumis à la Cuisson que préparés Crus.

Ceci établi, toutes les préparations d'aliments cuits ou non doivent se conserver indéfiniment, être commodes à manipuler et non susceptibles de putréfaction ou de transformation à l’air. Dans ce but, elles sont séchées et conservées sous forme de poudre.

En général, voici la méthode que Wodehouse emploie :

Le produit est moulu très finement dans un hachoir à viande et, après ‘addition de deux fois son volume d’eau, chauffé pendant une demi-heure à 90°. Ge liquide est alors liltré, les matières grasses enlevées.

Ce produit filtré est placé dans de grands bassins d'évaporation qui eux-mêmes sont exposés sur un bain d'eau chaude, et ce produit est soumis à l’action d’un ventilateur électrique jusqu'à ce qu'il soit presque sec, et alors redissous dans un volume d’eau aussi réduit que possible et additionné de 3 ou 4 volumes d'alcool à 95°.

Ceci donne lieu à la formation d’un précipité gommeux qu'on achève de déshydrater par l’ébullition et la saturation dans l’alcoo!l absolu, l’acétone et l’éther.

On sépare la protéine par centrifugation. Après le dernier bain d'éther, on la place dans un dessiccateur à acide sulfurique et le séchage est terminé & vacuo.

Le produit obtenu est toujours une poudre friable, facilement soluble dans l’eau ou dans un alcali très dilué.

En outre, Wodehouse fait remarquer que les préparations faites avec les fruits ne contiennent généralement pas de protéine en quantité suffisante, contrairement aux autres aliments végétaux.

Coca, comme nous l'avons vu, prépare des extraits liquides et adopte un liquide d'extraction composé comme suit :

1° Chlorure de sodium 0.5. ‘k ;

2° Bicarbonate de soude en telle concentration que 10 ce. du liquide final équivalent à 3 cc. de N/10 alcali ;

3° Acide phénique en concentration finale de 0,4 "“.

La solution est faite sans chauffer et en agitant le moins possible.

Le liquide obtenu est stérilisé par filtration sur filtre Berkefeld.

En général, Coca se sert de ce liquide d'extraction de réaction alcaline pour tous les produits secs, tels que céréales. émanations d'animaux, pollens, ainsi que pour certains végétaux qui renferment peu de jus, tels que pomme de terre, haricots verts, pois, ainsi que pour les viandes.

Il emploie ce liquide d'extraction comme liquide de dilution quand il veut diluer un extrait.

L'extraction des matériaux secs se fait à la température ordinaire et se poursuit en général pendant 48 heures. De telle sorte que la quantité d'acide phénique (0,4 ‘,) qui se trouve dans le liquide n’est pas toujours suffisante pour assurer l’aseptie de la préparation. L’addition de toluol obvie à cet inconvénient. S'il y a des substances grasses en excès, elles sont enlevées à l’aide d’éther.

Tels sont les principes généraux que donne Coca.

Il explique ensuite le procédé qu'il a employé pour la préparation de chaque protéine.

Les extraits de Wodehouse et de Coca sont ceux le plus couramment employés en Amérique.

Page 1