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Enfin Walcker, qui s’est toujours beaucoup intéressé à cette question, avait écrit, dès 1917, un long article après avoir comparé les deux méthodes.
En employant les mêmes solutions de protéines sur les mêmes malades en même temps, il conclut : « L'épreuve cutanée est spécifique. Elle divise les protéines qui sont intimement liées ; elle est suffisamment sensible sans l'être trop. C’est un indice sûr de traitement approprié. »
Le traitement, dit-il, fait décroître quelquefois la positivité de l'intradermo-réaction, quelquefois il augmente cette réaction et, d'autres fois, la réaction n’est nullement modifiée par le traitement.
L'épreuve intradermale est donc très erratique.
Elle est plus difficile à faire et cause au malade beaucoup de désagrément et de malaises.
Enfin, dans le service de M. Pasteur Vallery-Radot, nous avons vu faire des intradermo-réactions et nous avons constaté avec lui qu'elles pouvaient donner des réactions très fortes, même chez les individus qui ne sont pas sensibilisés à la protéine employée.
Cette méthode peut donc fournir des renseignements inexacts. D'autre part, on a observé en Amérique, à la suite des intradermo-réactions, des manifestations locales très violentes, s’accompagnant parfois de phénomènes généraux très graves.
Anaphylaxie passive. — L'anaphylaxie passive, en apportant une nouvelle preuve de l'origine anaphylactique de l'asthme, a donné en même temps un nouveau moyen de diagnostic.
Ramirez, en 1919, l’a réalisée par hasard chez un malade. Une transfusion sanguine a été faite à un sujet indemne de tout trouble anaphylactique. Mais le donneur de sang se trouvait être un asthmatique sensibilisé à l'odeur de cheval et le sujet transfusé, à partir de ce jour, eut luimême de l’asthme équin.
L'anaphylaxie passive est souvent recherchée depuis les travaux de Besredka, en injectant à un cobaye, ordinairement par voie péritonéale, le sérum d'un sujet sensibilisé et en injectant 24 heures après au même cobaye, par voie intra-cérébrale, la substance présumée sensibilisante. Le
te
cobaye meurt de choc anaphylactique.
Cette méthode est très inconstante.
Des raisons d'ordre pratique, et la nécessité de savoir déjà à peu près à quelle substance le malade est sensibilisé, nous semblent s'opposer à l’utilisation de ce moyen de diagnostic par l’anaphylaxie passive.
LA CUTI-REACTION
Les cuti-réactions sont basées sur le fait que les téguments d’un organisme sensibilisé peuvent réagir à la substance sensibilisante et seulement à celle-ci.
Le premier avantage de la cuti-réaction est d'être facile à faire et de ne pas incommoder le malade. Elle doit permettre de déceler à travers des protéines multiples la cause de sensibilisation.
Du fait même qu'on arrive à un diagnostic aussi précis,
pourra aussitôt ‘tenter chez un tel malade la désensibilisation spécifique.
Technique. — On désinfecte d’abord avec de l'alcool 90° la face antérieure de l’avant-bras.
Puis on pratique une série de pelites scarifications linéaires très superficielles de > m/m environ,
. Pour cela on utilise un vaccinostyle et on évite, autant que possible, l'issue du sang.
Si on à de la protéine pulvérisée, on dépose alors sur chäque scarification une gouttelette de soude décinormalé, puis une minime quantité de la protéine que l'on veut étudier.
Si la protéine est en solution, on l’applique directement sur la scarification. |
Il est évident que lorsqu'on soupçonne une substance d’être celle à laquelle le malade est sensibilisé, on fait la cuti-réaction avec celle-ci. Lorsqu'on l’ignore absolument, on essaye les protéines qui sont le plus souvent en cause dans l'asthme et que nous verrons plus loin.
Au bout d'une demi-heure, on lave avec un tampon de coton imbibé d’eau toutes les HT et on les compare à une scarification lémoin.
TYPE DE CUTI-RÉACTIONS POS TIVES
nous les avons considerées de haut en bas