ACTE TROISIEME
MARCELLE
Je suis à la discrétion de madame Richard, vous le savez bien, sans la inoindre ressource personnelle, sans famille qui puisse ou veuille me protéger, me donner asile; et madame Richard veut me contraindre à demeurer dans cette maison. Vous savez bien, pourtant, docteur, que je ne peux pas rester ici ; je ne le peux pas.
MERLIXET.
Oui, vous ne le pouvez plus, c'est évident.
MADAME MER LIN ET
Cependant, si madame Richard. . .
MERLIXET.
Madame Richard, madame Richard 1... Je suis le médecin, moi, sapristi ! et si j'ordonne quelque chose, il faut bien qu'on m'obéisse!
MARGELLE
Elle va rentrer ; je ne veux pas la voir. Vous prendrez ma défense, docteur, et si vous ne pouvez lui faire entendre raison, vous ne m'abandonnerez pas, n'est-ce pas? vous me donnerez les moyens de m'échapper de cette maison ?
Oui, oui, chère madame, tranquillisez-vous.
Marcelle sort par la gauche, premier plan. MADAME MERLINET.
Tu ne vas pas te mêler de ça, je suppose?
MERLIXET.
Comment ?
MADAME MERLINET.
Que madame Richard et sa bru s'arrangent ensemble! Ça ne nous regarde pas. Je parie bien que monsieur le curé ne s'en mêle pas, lui. n'est-ce pas? monsieur le curé ne s'en mêle pas. Il est bien plus fin que toi !
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M ER MNKÏ.
Madame Richard est une détraquée. Elle avait déjà la monomanie du pouvoir, de L'autorité; la condamnation définitive de son fils va achever de la rendre folle! Je ne pais lui laisser entre les mains une pauvre femme sans défense.
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Madame Richard est une chrétienne La douleur qu'elle éprouve, ne peut la rendre injuste. Nous allons lui parler, docteur. Elle revient de l'église, en quel moment la trouverions-nous mieux disposée à écouter favorablement nos représentations?
Entrée de madame Richard, par la gauche, troisième plan.