ACTE QUATRIEME 15ii
sentir tomber ainsi! — Ah! docteur, quand le malheur entre dans une maison !... Enfin, j'ai la consolation de voir .Marcelle en bonne santé au moins. A-t-elle repris, s'e?t-elle épanouie!
MERLINET.
Madame Marcelle est superbe.
MADAME RICHARD
Et si vous saviez, docteur, comme elle est gentille et bonne pour moi! Et quelle garde-malade! Sans elle, je ne prendrais jamais tous ces médicaments que vous m'ordonnez... et qui ne me font rien du tout.
MERLINET.
Ah! voilà! voilà! parbleu, ce n'est pas étonnant, si vous ne guérissez pas. C'est très joli de faire l'esprit fort et de se moquer des médecins quand on va bien; mais quand on est malade, si l'on veut guérir, il faut avoir la foi; vous avez beau sourire... parfaitement, il faut avoir la foi.
MADAME RICHARD
Mais, j'ai la foi, docteur, et la preuve, tenez. Je vais encore reprendre de votre potion. (Voyant la tasse vide.) Je n'en ai plus... (a Marcelle.) Vous seriez bien aimable...
Mais ce que vous avez pris déjà suffit, sans doute. Il ne faut pas non plus exagérer, n'est-ce pas, docteur ?
Oh! ça ne peut pas faire de mal.
Vous voyez? I a Marcelle, qui va sonner.) Vous voulez sonner Fanny... j'abuse de votre complaisance, mon enfant; mais j'aime mieux que vous vous occupiez vous-même de cela, c'est vous qui avez l'habitude.
MARCELLE
Bien.
Elle prend la tasre et sort, par la gauche.
126 LES D Wir.s lu; PLESSIS-R01 I]