SCÈNE III MADAME RICHARD, MERLINET
MADA ME RICHARD.
Marcelle nous laisse un instant, nous pouvons causer. Docteur, vous savez que j'ai du caractère; je puis entendre la vérité, et il importe que je la connaisse. Une bonne fois, dites-moi ce que j'ai.
ME R LINET.
Ce que vous avez?
MADAME RICHARD
Oui. Je suis gravement atteinte, je le sais.
Mais non, mais pas du tout! En voilà des imaginations !
Enfin, qu'est-ce que j'ai? Cette maladie doit avoir un nom. 11 faut que quelque organe soit attaqué; est-ce le cœur? est-ce le poumon? est-ce l'estomac? ai-je un cancer? Enfin quoi, parlez ?
M E R LINET.
Vous n'avez rien du tout d'attaqué.
MADAME RICHARD
Enfin, ce n'est pas sans cause que je traîne ainsi. Troubles généraux, faiblesse passagère, provoquée par de grandes secousses nerveuses, voilà tout ce que vous avez trouvé à me dire jusqu'ici; et chaque jour mes forces décroissent; chaque jour je me sens rongée davantage par ce mal mystérieux! Enfin, ce n'est pas la suite de ce trai-