‹ Les dames du Plessis-Rouge; pièce en cinq actes et six tableauxChapitre 84 sur 139 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ciété ne me parait pas plus agréable que la mienne ne vous semble recréative; et ce n'est pas tant pour jouir de votre présence que je tiens à vous retenir auprès de moi, pendant que je vais me remettre, malgré mon âge. au travail avec acharnement, pour conserver à mon fils, une fortune, dont il n'est pas encore le maître heureusement, mais que je n'ai édifiée, soutenue, augmentée que pour lui. Je ne veux pas que vous vous écartiez de cette maison. Mon fils vous aime d'une passion folle, mon devoir est de vous tenir sous ma protection, sous ma surveillance incessante. Grâce à Dieu, vous êtes pour le moment entre mes mains, hors d'état de me résister; mais vous auriez tôt fait de recouvrer votre liberté, ma mignonne, et d'en faire bel usage, si je n'y prenais bonne garde ; mais je veux vous conserver pour mon fils.

Comme la fabrique.

MADAME RICHARD

Exactement. Je veux que quand mon fils rentrera chez lui, il retrouve sa fortune en caisse et sa femme au logis.

MARGELLE

Interprétez comme il vous plaira, madame, mon besoin d'indépendance; les motifs que vous me prêtez sont bien dignes des sentiments que vous avez toujours eus à mon endroit Je veux partir et je partirai.

Page 1