‹ Les DanicheffChapitre 10 sur 92 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, W'LADIMIR, un fusil à la main.

WLADIMIR, entrant.

Tu as menti. Coco, car me voilà! (Baisant respectueusement

la main de sa mère.) Boujour, ma mère, je VOUS apporte une mauvaise nouvelle.

LA COMTESSE

Ah!

WLADIMIR, lui donnant un papier.

Voici un ordre qui vient de m'arriver ; décidément on

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me refuse la prolongation que j'ai sollicitée et que nous

avons tant désirée tous les deux.

LA COMTESSE

Et quand comptes-tu partir?

WLADIMIR

Mais comme il a été convenu, ma mère, ce soir.

LA COMTESSE

Bien, le devoir, le service avant tout, si l'on veut avancer 1 Ne m"as-tu pas dit que tu étais sur les rangs pour le commandement d'un escadron ; il ne faudrait pas abandonner cette chance, car, même sans guerre, tu pourrais facilement alors obtenir le- aiguillettes que j'ambitionne pour toi.

W L A D 1 M I B , saiement .

Et vous les ambitionnez tellement pour moi, chère mère, que si je les reçois, c'est vous qui les porterez.

Cette plaisanterie ne me plait pas, car elle prouve chez vous une inditférence qui me rappelle monsieur votre père. Oui, s'il avait voulu m'écouter, tu ne serais pas à ton âge, à vingt-six ans, simple capitaine, tu n'aurais pas besoin de suivre la route commune, et tu serais né colonel! Entin, ce qui est passé est passé, à présent, fais ce qui est faisable. Mon vieil ami, le prince Boris Nicolaéwitch est très lié avec le gouverneur général. Boris est précisément le père de cette délicieuse Lydia dont nous avons déjà parlé. Ehbienl j"ai écrit au prince, et il m'a répondu que si tu voulais, c'était alïaire faite.

WLADIMIR

Puisque vous-même, chère mère, me mettez sur ce

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