ACTE PREMIER
secret, surtout pour elle; si tu parles je me ravise. Cet hiver tu devras fréqueuter le monde, beaucoup, aller au bal, voir de jolies femmes. (Mouvement du comte.) Je*t'ordonne de faire des folies ; tu dois me promettre en un mot que tu feras tout ton possible pour devenir amoureux ail- ^urs. Tu verras, en j mettant un peu de bonne volonté, que ce n'est pas si difficile.
WLADIMIR
Je vous promets tout ce que vous voudrez, ma mère, d'autant plus volontiers que je suis sur de moi.
LA COMTESSE
Tu sais que c'est plus qu'une promesse que j'exige, c'est un serment; comprends donc bien ù quoi tu t'engages.
WLADIMIR
Ce serment, je le fais.
LA COMTESSE, gravement.
Je le reçois. Je continue donc : Si malgré tous tes efforts, tu ne parvenais pas à oublier cette déesse de bassecour...
WLADIMIR
Oh! ma mère!
LA COMTESSE
Eh bien! eh bi^^n! faut-il que je la traite déjà en comtesse?
WLADIMIR
Du moins vous serez bonne pour elle, n'est-ce pas?
LA COMTESSE, continuant.
Je disais donc, que si aucun incident dépendant de ta volonté n'est survenu, que si, malgré tous tes efforts, (En appuyant sur ces mots.) tu me Comprends, tu ne peux te
20 LES DAMCHEFF
guérir de cette sotte passion, alors, tu demanderas un congé et tu viendras toi-mènie, dans un an, date pour date, me rappeler ma promesse.
Ah ! ma mère, je ne vous ai jamais tant aimée ! Vra^^ je voudrais déjà être parti.
LA. COMTESSE
Pourquoi es-tu venu?... Oii! les hommes! oh! les fils!... Allons, va faire tes préparatifs, va, et ne me remercie pas... non, ne me remercie pas.
^VIadlmi^ sort rm fond en envovant un baiser à sa mér.i.