‹ Les DanicheffChapitre 13 sur 92 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

hauteur d'esprit et à uu grand cœur comme le vùlre d'ouvrir dans notre pays une ère nouvelle.

LA. COMTESSE

C'est tout à fait monsieur son père! ! Tu l'aimes! tu l'aimes! ce n'est pas une raison pour l'épouser.

Ah! ma mère, (un temps.) Alors, comtesse, il faudra faire venir la pauvre enfant qui ne sait même pas de quelle lutte elle est rol)jet et lui dire : Anna, tes parents étaient mes esclaves, après leur mort je t'ai recueillie, parce que mes chiens, mes chats, mes perroquets et mes vieilles filles ne me sufiisaient plus. J'ai élevé tes sentiments en te donnant une éducation au-dessus de ta naissance ; à toi maintenant de me payer les intérêts de mes avances! Sois la maîtresse de mon tils!... Ah! ma mère, (Avec énergie.) plulot que d être de moitié dans une pareille action... j'aimerais mieux...

LA COMTESSE

Quoi?

WLADIMIR

Faire ce que je ferai.

LA COMTESSE

Et que feras-tu ?

WLADIMIR

Vous savez qu'un Danicheff n'a jamais manqué à sa parole !

f.A COMTESSE.

Eh bien?

WLADIMIR

Eh bien! Sur mon nom de Danicheff je jure que si je n'épouse pas Anna Ivanowna, à la première escarmouche, je me fais tuer.

iS LES DANICHEFF

LA COMTESSE

Malheureux ! Toi mon fils, toi le dernier, toi le seul Danichefï: ... car mon imbécile de neveu ne compte pas, et puis ce n'est pas mon fils, toi, mourir, jamais de mon vivant du moins, après tu verras.

WLADIMIR

Vous fléchissez, ma mère bien-aimée !

Oui, je me rends, j'accède à ta demande.

"WLADIMIR, vivement.

Ma mère, dites-vous vrai?

LA COMTESSE, arrêtant son élan.

Ne te presse pas trop de me remercier. Je mets à mon consentement de certaines conditions.

Oh! j'y souscris d'avance.

LA COMTESSE, après un silence.

D'abord, tu partiras ce soir, comme il a été convenu, et personne, entends-tu, personne ne doit savoir le sujet de notre long entretien.

AVLADIMIR.

Eh quoi! ma mère! pas même celle qui serait si heureuse d'avoir quelque espoir?

LA COMTESSE, vivement.

Comment, quelque espoir? en aurait-elle déjà?

WLADIMIR

Oh! non! Tout me dit qu'elle m'aime, et cependant jamais elle n"a osé me 1<2 faire entendre.

LA COMTESSE, denai-vois.

C'est heureux! {Haut.) Eh bien! que cet entretien soit

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