ACTE DEUXIÈME
fortune; choisissez. (Elle se lève.) Le gouverneur général vient souvent ici, mais sa femme l'y accompagne ; il aime cette jeune fille, sa femme aussi l'aime; il a passé soixante ans; c'est donc paternel; enfin je viens dans la miison, moi, donc je trouve qu'on peut y venir; et comme je ne suis pas la première venue, c'est une garantie, même pour un Français curieux et moral comme doit être un attaché d'ambassade. Comment ne vous ètes-vous pas dit tout cela? C'était pourtant bien simple.
TALDÉ.
Alors Wladimir DanichefT, qui vient tous les jours ici et qui est d'une des meilleures familles de la Russie, peut épouser Lydia ^Valanoff.
LA BARONNF.
S'il l'aime, et si elle l'aime, pourquoi pas?
Lui donneriez-vous votre fils si vous en aviez un?
LA BARONNE
Je ne sais pas ce que je ferais, si j'avais l'âge où Ton a un fils à marier.
Baronne, vous êtes plus forte que moi...
LA BARONNE
Êtes-vous siir que c'est un compliment que vous me faites là? (a Lydia qui entre.) Arrivez donc, ma belle, nous commencions à nous ennuyer sans vous.
TALDK.
Surtout madame.
Lydia entre, Nathalie vient l'embrasser, K urefT se réveille, vient baiser le bas de la robe de la princesse et retourne dormir. Elle va s'asseoir au milieu sur 1«> pouf.