ACTE TROISIÈME
ANNA, se jetant daos les bras d'Osip.
Quelle infamie ! •
Misérable !
OSIP
Alors, tu as confiance en moi?
ANNA
Oui.
OSIP
Tout ce que je ferai tu l'approuves d'avance?
ANNA
Oui.
LA COMTESSE
Dis tout de suite que tu Taimes, c'est bien plus simple.
ANNA
Oui, je Taime comme il mérite d'être aimé; parce qu'il est impossible d'être plus noble et plus compatissant. Je l'admire parce qu'il est mille fois plus généreux et plus magnanime que moi, et tant que je porterai son nom, je respecterai ce nom.
"W'LADIMIR, apparaissant sur la porte du fond.
Anna !
ANNA, le reconnaissant et poussant un cri, va pour s'élancer, puis s'arrête, et se réfugiant dans les bras d'Osip.
Ahl
Wladimir descend menaçant, un fouet de chasse à la main. LA COMTESSE, voyant l'œil menaiiant de Wladimir.
Mon filsl
WLADIMIR, se calmant.
Veuillez vous retirer, ma mère, je veux parler à cet homme seul à seul.
LA COMTESSE
Mais...
WLADIMIR pose soa fouet sur la table, la reconduisant au fond.
Oh! ne craignez rien!
OSIP, à Anna qui l'interroge du regard.
Va, mon enfant, va, et promets-moi de te tenir loin de cette porte et de ne pas entendre ce qui va se dire.
Il l'accompagne à droite.
A.NNA.
Je te le promets.
Elle sort d'un côté pendant que Wladimir emmène la comtesse de l'autre.