ACTE QUATRIÈME llo
vous suis reconnaissant de tout ce que vous venez de faire pour moi, quel qu'en soit le résultat.
LA COMTESSE, préseatant Anna,
Anna, ma filleule.
ANNA
Qui, elle aussi, princesse, vient vous remercier et du plus profond de son cœur, de l'intérêt que vous avez bien voulu lui témoigner.
LYDIA
Qui ne se serait intéressé à une situation comme la vôtre, et qui, en vous voyant, ne comj à-'endrait les sentiments que vous inspirez de près, et^de loin. Aussi, mademoiselle, est-ce avec une véritable douleur que je vous ferai connaître la nouvelle que j'apporte.
T ALDE, à part.
C'est le page de Malborough!
ANNA
C'est un refus.
LYDIA
Malheureusement oui...
Anna p&lit, chancelle, mais se remet aussitôt. TOUS.
Se peut-il!... Ah! ah!
Un refu?, suns appel?
Sans appel. Quand j'ai quille Moscou, j'étais pleine d espoir, presque convaincue du succès... Ce n'est qu'à
Nijni, où je me suis arrêtée quelques jours, comme vous savez, qu'une lettre du gouverneur général est venue m'annoncer que tout était perdu...
WLADIMIR
Perdu !
LYDIA
Allez, il m'a fallu du courage pour continuer ma route.
LA COMTESSE
Et quelles ras ons donne -t-on?
LYDIA
La cause principale qui a motivé le refus est qu'avant même d'entamer un procès en divorce, le code exige pour les époux trois ans de vie commune. En outre l'empereur a ajouté qu'il ne veut plus entendre parler de divorce, il trouve que depuis quelque temps sa noblesse n'en abuse que trop et Sa Majesté nadmet pas que ce mal gagne aussi le peuple.
LA COMTESSE
Le peuple, le peuple, mais il me semble qu'ici il s'agit de nous.
LYDIA
Dans le fait, oui, madame la comtesse, légalement, non, puisqu'il n'est question que du divorce de deux de vos paysans affranchis.
J'aurais dû agir moi-même.
LYDIA
Je doute que vous eussiez pin? réussi que moi.