AVANT-PROPOS IX
de lutte cette Aventure spontanée d*esprits comme en évasion et avides vers tous les points de la sensation ou de la connaissance, tendus en aspirations diverses mais, toutes, qui s'exaspèrent à pénétrer le Verbe de toute la passion de notre être. Soit que, pour les uns, le Moi idéaliste prétende, d'analogies en analogies où les apparences s'immatérialisent, délivrer l'Idée pure constructrice d'un univers Symbolique, — soit que, pour les autres, le Moi matérialiste demande à la Science les rapports phénoménaux qui lui permettent l'émotion impersonnelle d'une Synthèse : spiritualisme nouveau et réduisant la vieille et prétendue antinomie d'une pensée spiritualiste et matérialiste, possibilité d'une Métaphysique émue recréant en nous l'Universel, le créant le plus conscient et harmonieux, évolutivement, selon le sens même immanent en l'évolution de la Matière.
Ainsi que collectivement, pour une minorité d'élite que Ton pourrait dire parvenue tout à coup à une phase supérieure d'évolution, l'aperception devint plus nerveuse, plus apte à la dissociation et l'association rapides au loin des commotions prolongées au Subconscient, et des sens nouveaux parurent germer et palpiter où s'inscrivaient nouvellement de plus subtiles vibrations cosmiques. La genèse et le processus de cette Période poétique se situent ainsi généralement, d'un temps de sensitivité singulière et d'adéquation multipliée aux phénomènes saisis par quelques-uns en une compréhension redevenue comme primitive et sacrée.
Pour presque tous, consciemment ou inconsciemment, le Verbe el . 'Idée reprenaient une énergie essentielle dans la valeur musicale de la langue, —