‹ Les débris de la guerreChapitre 11 sur 42 · Figaro, 23 Qovembre · texte numérisé non relu

Figaro, 23 Qovembre

SCS trésors jalousement aimés, ses beffrois, SCS églises, ses canaux, ses vieux ponts, ses calmes béguinages, ses antiques maisons qui lui donnaient une physionomie spéciale que l'on n'oubliait plus.

Mais l'incontestable reine de ces belles délaissées était Ypres avec son énorme grand'place bordée de petites demeures aux pignons dentelés et ses halles prodigieuses qui occupaient tout un côté de l'immense quadrilatère. Cette place hantait à jamais la mémoire de celui qui l'avait vue, ne fût-ce qu'une fois, entre doux trains, tant elle était inattendue, féerique, jprcsqué hallucinatoire dans sa disproportion au reste de la ville. Alors que la vieille cité dont la vie se retirait de siècle en siècle s'était graduellement rétrécie autour d'elle, elle demeurait l'inébranlable, le magnifique et gigantesque témoignage de la puissance et de l'opulence d'autrefois, quand Ypres était avec Gand et

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