IN MEMORIAM
Jour des Morts 1915.
Ceux qui tombent pour la patrie ne devraient pas être comptés parmi les morts. Il faudrait leur donner un autr3 nom. Ils n'ont rien de commun avec ceux qui finissent dans leur lit une existence épuisée, presque toujours trop longue et souvent inutile. La mort qui partout ailleurs n'est qu'objet de terreur et d'horreur, et n'apporte que néant et que désespoir; la mort, sur les champs de bataille, dans le choc de la gloire, devient plus belle qu'une naissance et répand plus de vie que l'amour. Aucune vie ne donnera