Excelsior, 1" novembre
i94 LES DECRIS DE LA GUERRE
jamais ce que la jeunesse de nos héros nous offrit en prodiguant en un instant les jours et les années qu'elle avait devant elle. Il n'y a pas de sacrifice comparable à celui qu'ils ont fait; et c'est pourquoi il n'y a pas de gloire qui puisse monter aussi haut que la leur, ni de reconnaissance qui puisse surpasser celle que nous leur devons. Ils n'ont pas seulement droit à la meilleure place dans nos souvenirs; ils ont droit à tous nos souvenirs, à tout ce que nous sommes, puisque nous ne sommes que par eux.
, Maintenant, c'est en nous que leur vie brusquement arrêtée doit reprendre son cours. Quelle que soit notre foi et le Dieu qu'elle adore, une chose est presque certaine, et malgré toutes les apparences le devient chaque jour davantage : la vie et la mort se confondent, les vivants et les morts ne sont qv^ des moments à peine différents d'une oxii tence unique et infinie, et ne formeiil qu'u