‹ Les débuts de l'art en ÉgypteChapitre 18 sur 107 · FIG. DA COUTEAU EN SILEX, TAILLÉ ET RETOUCHÉ SUR LES DEUX FACES · texte numérisé non relu

FIG. DA COUTEAU EN SILEX, TAILLÉ ET RETOUCHÉ SUR LES DEUX FACES

Musées royaux de Bruxelles, 25 cm de longueur.

entre elles. La rencontre des éclats forme une courbe très régulière et médiane de la lame »! (fig. 32).

La partie de ces couteaux que l’on tenait en main était garnie probablement de cuir ; on possède des spécimens avec manches en or et en ivoire décorés de figures.

Le plus remarquable de ces couteaux avec manche se trouve au

l DE MORGAN, Xecherches sur les origines de l'Égypte, points AU, pp. 107-9. — Voir PETRIE, Vagada, pl. LxXVI, et passages indiqués à l'index S. v. Ælint hnives, surtout pp. 57-60 ; Diospolis parva, Pl. 1V et pp. 23-24, où l’on trouvera exposé le développement de la forme de ces couteaux pendant la

F PP F période préhistorique. — Voir QUIBELL, }/{nt dagger from Gebelein, dans les Annales du service des antiquités de l'Egypte, I, 1901, pp. 131-2 et pl.

Musée du Caire!. La feuille d'or qui recouvre une partie du couteau est cousue au moyen d'un fil d’or et non soudée ; on y a gravé à la pointe d’un côté deux serpents entrelacés, avec des rosettes pour

FIG. 33. — FEUILLE D'OR AVEC REPRÉSENTATIONS INCISÉES, SERVANT DE MANCHE A UN GRAND COUTEAU EN SILEX.

remplir le champ, de l’autre côté neuf figures d'animaux: lions, gazelles, antilopes, animal fantastique ? (fig. 33). Le motif des serpents entrelacés est d'autant plus intéressant à

1 Provenance : DE MORGAN, Xecherches, 1, p. 112, «environs d’Abydos, peut-être à Saghel-el Baglieh ou à Abydos même »; Il, p. 266 : « qui provient de Guebel-el-Tarif ». AMELINEAU, les Nouvelles Fouilles d'Abydos, 1895-96. Compte rendu in extenso. Paris, 1899, P. 267 : « Les fouilles d’El-Amrah ont fourni également des silex en petite quantité. Lorsque j'eus retiré les ouvriers, l’un d’eux resta sur le lieu des fouilles pour fouiller illicitement.: il trouva le couteau recouvert d’une feuille d’or qui contenait la représentation d’animaux divers ».

? px MoRGAN, Æecherches, 1, pp. 112-115 et fig. 136; II, pl. v.

remarquer qu'on l’a rencontré sur des monuments chaldéens !.

Dans le même musée du Caire se trouve également un poignard avec véritable manche en or, fixé à la lame au moyen de trois rivets. Le manche est décoré de figures incisées : d’un côté, trois femmes dont l’une tient un éventail ; de l’autre côté, une barque ? (fig. 34).

Un autre couteau de même provenance avait un manche en ivoire dont il ne reste que des fragments.

F1G. 34. — REPRÉSENTATIONS DE FEMMES ET DE BARQUE SUR UN MANCHE DE COUTEAU EN OR.

Dans la collection Pitt-Rivers, à Farnham, Dorset (Angleterre), se trouve un grand couteau en silex dont le manche en ivoire est décoré sur ses deux faces de séries d'animaux ? (fig. 35).

Enfin, dans la collection Petrie, à l'University College de Londres, se trouvent deux pièces intéressantes. L'une est un manche (peut-être d’un couteau), portant sur une des faces un motif fréquent: un félin chassant une gazelle ; sur l’autre, une représentation bizarre où M. Petrie voit la déesse à corps d’hippopotame

! Vase sculpté de Goudéa. Voir HEUZEY, Musée national du Louvre. Catalogue des Antiquités chaldéennes. Sculpture et gravure à la pointe. Paris, 1902, p. 280-285.

3 QUIBELL, //int dagger from Gebelein, loc. cit., p. 131.

8 PETRIE, Vagada, pl. LxXvII et p. 51. — DE MoRGAN, Recherches, I, pp. 266-67. Le couteau complet a été reproduit en une planche destinée à un Ouvrage sur la collection Pitt-Rivers qui, je pense, n’a jamais été publié. Un exemplaire de cette planche se trouve exposé dans la Pitt-Rivers Collection à l’University Museum, à Oxford; un autre exemplaire est à l'Edwards Library, University College de Londres. La provenance est indiquée sur cette planche <omme suit : « Obtained by the Rev. Greville Chester in 1891 from Sheyk Hamâdeh, near Souhag ».

Taurt saisissant un crocodile, peut-être pour le dévorer : de la main droite elle a pris une patte du crocodile et, de la gauche, elle lui tient la queue (fig. 36). Sur un prisme en stéatite découvert à Karnak par Greville Chester et offert par lui à l’'Ashmolean

Der:

Fi. 35. — MANCHE DE COUTEAU EN IVOIRE DE LA COLLECTION Pirr-RIvERs.

Museum, à Oxford, on retrouve une figure d'homme debout, et tenant par la queue un crocodile. On pourrait peut-être mettre cette représentation en rapport avec les figures des intailles des îles montrant des personnages tenant des animaux par la queue |.

1 Evans, ARTHUR J., Further discoveries of Cretan and Aegean Script wit/e libyan and proto-egyptian comparisons, dans Île Sournal of Hellenic studies, XVII,

1898, pp. 362-372.

ES Eu PR D NE VER ne NS TNT

De rs en NC ne LR ET ES HÉRRE EE RE en

fi

L'autre objet est un petit couteau à manche en ivoire. Sur un des côtés du manche, deux serpents entrelacés et des rosettes comme sur le grand couteau du Caire ; au revers, un lion, un léopard et un autre animal que Petrie regarde comme un hérisson ! (fig. 37).

Dans ce dernier cas, la façon dont le manche est fixé à la lame confirme parfaitement la remarque de M. Quibell à propos du couteau de Gizeh à manche d'ivoire.

Il constate que la partie du couteau qui adhère au manche est si minime que certainement cet objet n’a pu être employé que dans des cérémonies ?.

Les mêmes motifs d'animaux se retrouvent sur des cuillères ornées dont on a découvert quelques spécimens intéressants * (fig. 38).

M. Quibell a publié le manche d’un ustensile, disparu actuellement, et qui nous montre deux figurines d'animaux * (fig. 38, n°7).

Mentionnons enfin un manche d’instrument, cuillère ou couteau, en forme de lion, provenant peut-être de Hieraconpolis et conservé à l’Ashmolean Museum, à Oxford.

Les peignes nous présenteront une plus grande variété de types et nous permettront de suivre de plus près l’évolution des formes.

Les peignes simples et les pei- pa gnes doubles étaient en DE Collection Petrie, à l’'University letype le plus fréquent était College de Londres.

Page 1