‹ Les débuts de l'art en ÉgypteChapitre 17 sur 107 · RE SN · texte numérisé non relu

RE SN

F1G. 31. — DÉCOR MAGIQUE D'UN PEIGNE D'UNE TRIBU DE MALACCA. D’après Haddon.

ladies correspond un motif différent et ces motifs sont purement géométriques ! (fig. 31). Des cas aussi connus que celui-ci nous montrent combien il importe d’être prudent dans l'explication des ornements qui décorent un objet. Ils peuvent avoir un but que, sans les explications des indigènes, nous ne pourrions interpréter correctement. Malheureusement, pour l'antiquité, ces commentaires, si nécessaires cependant, nous font presque totalement défaut.

Ces principes fondamentaux établis, et sans les perdre de vue, nous pouvons maintenant aborder l'étude de l’art ornementaire ou décoratif des primitifs égyptiens.

Et, d’abord, n’y a-t-il pas déjà un souci artistique dans ce fait du primitif qui, non content de se procurer des instruments répondant au but auquel ils sont destinés, cherche à leur donner des formes aussi régulières, aussi élégantes que possible? Nous aurons l'occasion de constater, dans chacune des catégories d'objets que nous passerons en revue, combien les primitifs égyptiens ont atteint la perfection dans cet ordre d'idées.

Commençons par les couteaux en silex. Je crois ne pas exagérer en disant qu’en aucun pays du monde on n’a poussé aussi loin la

l HADpDpoN, Zvolution in Art, pp. 236 et suiv., fig. 120, p. 240.

perfection dans la taille du silex. Les grands couteaux à fines retouches découverts dans les tombeaux sont des pièces dont on ne saurait assez admirer la perfection de travail et l'élégance de forme. « Les éclats ont été enlevés sur ces objets avec une précision telle que les nervures de la pierre laissées par le travail sur le taillant et le dos sont symétriquement disposées et correspondent

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