‹ Les débuts de l'art en ÉgypteChapitre 55 sur 107 · SUD TE NO0ONON · texte numérisé non relu

SUD TE NO0ONON

Ni À SXSRNSSSSO

7 KZ

lle re nt CR A

FiG. 104. — SPÉCIMENS D’'IMPRESSIONS DE CYLINDRES.

La' présence de ces tombes dans les environs d'Abydos, à l'extrémité de la route des oasis, indique la voie qu'ont dû suivre après la XII° dynastie ces populations, dont le caractère libyen est si évident ?.

| 1 On en trouvera la description dans PETRIE, Diospolis, pp. 45-49 ; le terme | employé par° Petrie « pan graves » n’est que l’abréviation de fan-shaped graves. 2 Mac Iver and MACE, Æ£/ Amrah and Abydos, pp. 67-68,

Cylindres.

Les rapports sont devenus pendant la XVIII° dynastie si fréquents, surtout avec le monde mycénien, qu'il est inutile d’insister sur Ce point; déjà nous avons noté les influences libyennes sous le règne d'Amenophis IV.

Quant à l'hypothèse d’un usage continu des signes alphabétiformes en Égypte, elle doit être rejetée, je pense, pour les raisons qu'a exposées M. Mace à propos des « tombes en cuvette » et des objets qu'on y découvre. C'est ainsi qu’il constate que cette poterie noire à incisions dont il vient d’être question — à l'exception d’un ou deux exemples sporadiques sous la III° dynastie — manque complètement pendant toute la période qui sépare les populations préhistoriques de celles des « tombes en cuvette » !.

On excusera ces considérations dont je ne puis méconnaître la fragilité et l'on me permettra, puisque j'ai parlé des écritures primitives, de signaler, en terminant ce chapitre, les cylindres qui apparaissent également dans les premiers temps de l'histoire d'Égypte pour disparaître assez rapidement. Quelquesuns présentent, à côté des inscriptions hiéroglyphiques, des repré-

sentations de personnages et d'animaux dont le style archaïque se rattache entièrement à l’art des primitifs ?. Nous revenons ainsi à notre sujet dont nous nous sommes assez écarté dans ces dernières pages (fig. 104).

l Mac Iver and MACE, Z7 Amrah and Abydos, p. 69.

3 Je noterai surtout deux cylindres en ivoire à Berlin, n°% 15337 et 15338. — SCHAEFER, Veue Alterthumer der « new race » aus Nagada, dans la Zeitschrift Jür ägyptische Sprache, XXXIV, 1806, p. 160 et fig. 4. — PETrRIE, Royal Tombs, II, pl. x. — DE MORGAN, Recherches, II, p. 169, fig. 560, et p. 170, fig. 561.— PETRIE, Aôvdos, I, pl. 11, n° 11; Royal tombs, I, pl. xix, 8 et 0; IT, pl. XIII, 95 ; XIV, 101-104. — Max MUELLER, An archaic cylinder from Egypt, dans la Orientalistische Litteraturzeitung, NV, 1902, col. 90-92, et fig. — DENNIS, 16id., col. 210-211. — Evans, Further discoveries of Cretan and Aegean Script, dans le Journal of Hellenic Studies, XVII, 1897, pp. 362 et suiv.

CELÉPPRRE: SP.

Sculpture et peinture.

OUS arrivons maintenant à la partie la plus difficile

et,en même temps, la plus intéressante de notre tâche.

Les documents vont être de plus en plus nombreux et

nous permettront, peut-être, de préciser plusieurs

points qui ont dù être laissés jusqu'à présent dans l’in-

certitude. Une des difficultés les plus grandes qui se présentent à

nous est, ici, d'établir la ligne de démarcation entre les monuments

préhistoriques et ceux des débuts de l'époque historique égyp-

tienne. Il m'a semblé préférable de n’y point attacher, pour Île

moment, une trop grande importance et de ne réserver, pour le

Page 1