STATUETTES D'HOMMES EN IVOIRE DÉCOUVERTES A HIÉRACONPOLIS
Les têtes n’appartiennent probable-
ment pas aux corps. — Ashmolean Museum, à Oxford.
montre un personnage barbu, agenouillé, les bras pendants le long du corps. Ici déjà, la figure est mieux formée ; le nez, les oreilles sont bien indiqués !.
M. Evans a comparé très ingénieusement cette dernière figure avec une idole de marbre provenant d'Amorgos : « quoique différente, dit-il, des idoles primitives en marbre des îles égéennes, elle présente avec elles, par le fléchissement des genoux et les bras pendants le long du corps, une remarquable ressemblance quant à son aspect général. La tête recourbée en arrière et dont le haut est aplati reproduit une des caractéristiques de ces idoles?» (fig. 109, MER Trr).
Dans ses fouilles de El Amrah, M. Mac Iver découvrit également quelques figurines d'hommes du même typeque les pièces trouvées à Diospolis et toujours caractérisées par l’étui cachant les parties sexuelles * (fig. 109). Citons encore plusieurs statuettes au musée de Ber-
lin # et une autre sans jambes, de provenance inconnue, qui se trouve dans la collection Petrie à l'University College de Londres. Les figurines d'hommes sont plus fréquentes dans la masse des ivoires
l DE MORGAN, Recherches sur les Origines, 1, p. 151, fig. 373 ; IL, fig. 111,
“2 Evans, Further Disccveries of Cretan and Ægean Script... dans le Journal of. Hellenic Studies, XNII, 1897, p. 380, et fig. 33, p. 381.
8 Mac Iver and MACE, Æ/ Amrahk and Abydos, pl. 1X,11; XI, 7, et Pp. 41-42.
‘4 SCHAEFER, neue Altertümer der « new race » aus Negadah, dans la Zeitschrift Jür ägyptische Sprache, XXXIV, 1896, p. 160-161, fig. 8etrr.
découverts à Hiéraconpolis, et, en même temps, nous notons un progrès réel sur les pièces précédentes. Ces statuettes sont, malheureusement, en assez mauvais état et il faut un sérieux effort pour se les représenter telles qu'elles étaient avant leur mutilation. On constate cependant que les personnages étaient debout, vêtus d’un pagne retenu par une ceinture à laquelle est attaché le £aronata. La barbe, lorsqu'elle est représentée, est enserrée dans le sac décrit précédemment. Bref, il semble que le type le plus fréquent ait été celui dont la statue de Mac Gregor nous donne
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M. Petrie conclut de Fig. 111. — TÊTES EN 1VOIRE DÉCOUVERTES
l'examen du type phy- A HIÉRACONPOLIS.
sique de toutes ces sta- Ashmolean Museum à Oxford.
tuettes qu'elles repré-
sentent des individus de la race primitive, antérieure aux Égyptiens, de ces Libyens que nous avons déjà rencontrés plusieurs fois. Une tête en ivoire est surtout caractéristique ? (fig. 111).
1 QUIBELL, ÆZierakonpolis, 1, pl. VII, vit, x et pp. 6-7. — NAVILLE, Figurines égyptiennes de l’époque archaïque, XI, dans le Xecueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes, XXII, 1900, pl. v, deux figurines en ivoire de la collection Mac Gregor semblables aux spécimens trouvés à Hiéraconpolis. |
2 QUIBELL, Aierakonpolis, 1, pl. V, vi, 4 et 5, et p. 6. — SCHWEINFURTE, d£e neuesten Gräberfunde in Oberägypten und die Stellung der noch lebenden Wüsten-
Sur une autre tête, nous voyons l’homme coiffé d’une sorte de casque allongé, rappelant la couronne blanche ! (fig. 111 et 119).
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FiG. 112. — STATUETTE EN IVOIRE DÉCOUVERTE A ABYDOS.
La même coiffure se retrouve sur une petite statuette en ivoire, découverte dans le temple d'Abydos, et qui date des débuts de la période historique. Cette pièce est certainement le chef-d'œuvre de la sculpture éburnéenne à l’époque primitive. Voici comment M. Petrie s'exprime à son sujet, et l’on peut se rallier complètement à son jugement : « Il est figuré portant la couronne de la haute Égypte, et vêtu d’une robe à broderies serrées. D'après la nature du modèle et le galon raide, il semble que la robe soit couverte de broderies : on n’a jamais trouvé semblable vêtement à une figure
Stämmen zu der altägyptischen Bevolkerung, dans les Verkandlungen der berl. anthropologischen Gesellschaft, 1898, pp. (180)-(186). — PETRIE, fhe Races of early Egypt, dans le Journal of the anthropological Institute, XXXI, 1901, p. 250 et pl. XVII, 6.
1 QUIBELL, Æterakonpolis, I, pl. vi, 2, et vint, 6.