‹ Les débuts de l'art en ÉgypteChapitre 64 sur 107 · FIGURINES DE SINGES · texte numérisé non relu

FIGURINES DE SINGES

Citons enfin, mais pour ainsi dire à titre d'exception, quelques statues représentant une autre espèce de singe qui a remarquablement inspiré l'artiste primitif. C’est à Hiéraconpolis et à Abydos qu'on a trouvé ces statues de singes, tenant tendrement dans les bras leur petit ! qui retourne la tête d’un geste effarouché ; ou encore le singe accroupi, les pattes de devant touchant le sol. Dans ce dernier exemple, le sculpteur a complètement séparé les pattes qui se posent, tout naturellement, sur un petit socle carré *.

FiG. 134. — FIGURINES EN TERRE DE BESTIAUX ET DE PORCS.

Ashmolean Museum, à Oxford.

Une figurine nous montre un singe en marche, dont l'allure a été spirituellement saisie * (fig. 133).

Une tête de singe, en terre cuite, actuellement à l’Ashmolean Museum, à Oxford, paraît avoir fait partie d'un exemplaire plus fini que les nombreuses statuettes en terre émaillée dont il vient d’être question *.

Les représentations du taureau, de la vache et du veau étaient

1 PETRIE, Aôydos, Il, pl. 1v et v, 41, et p. 25 (terre émaillée). — QUIBELL, Hierakonpolis, 1, pl. XVIII, 1 (pierre).

2 PETRIE, Aôydos, Il, pl. 11, 16 et p. 24 (ivoire).

3 Perrier, Abydos, II, pl. 1 et vx, 86 et p. 25 (terre émaillée).

4 QuiBELL and GREEN, /ÆZierakonpolis, II, pl. LxXIL, 1 et p. 49.

Bestiaux.

Quadrupèdes divers.

déjà en usage dans les nécropoles préhistoriques, comme l'ont prouvé les découvertes de M. Mac Iver à EI Amrah. Ces animaux sont parfois groupés en rangées de quatre, sur un seul et même socle. La plupart du temps, ils sont uniquement pétris et tellement friables qu'il est extrèmement difficile de les conserver ; quelques-uns seulement ont été soumis à une cuisson !.

D'autres pièces ont été découvertes à Diospolis et à Abydos, sans qu’il soit toujours possible de distinguer nettement quel est l'animal qu'on a voulu imiter * (fig. 134).

Deux morceaux, l’un en ivoire, l’autre en terre émaillée, nous montrent un veau abattu dont les quatre pattes sont liées 3.

Mentionnons rapidement les représentations du porc“ (fig. 134), du chacal *, de l’antilope f, de l’ours ?, du lièvre $ et enfin du chameau, qui avait été considéré jusqu'à présent comme un animal introduit en Égypte à une époque fort rapprochée ?. On a découvert, à Abydos et à Hiéraconpolis, deux têtes de chameau en terre cuite où, notamment, le mouvement caractéristique de la lèvre inférieure supprime tout doute (fig. 135). Le chameau aurait donc été introduit en Égypte au début de l’histoire, pour disparaître ensuite sans presque laisser de trace. Il semble, d'après la théorie de M. Zippelius, qu'il en ait été de même du cheval !!.

1 Mac IvEer and MACE, Æ/ Amsah and Abydos, pl. 1x, 1, 2, 3, 6, 9 etro et p. 41. — Mac IVER, «à Prehistoric Cemetery at El Amrah in Egypt : Preliminary Report of excavations, dans Man, 1901, n° 40, p. 51 et fig. 2, p. 50.

2APETRIE, Dr0Sparts, pl Vr 8109 (0) ;"40yd0s, LT, “pl. /LuT, 40-421et-p, 20% DI=vr#62tetp- 25. plain 204etp 27 (veau enuvoire).

5 QUIBELL, ÆZierakonpolis, I, pl. xx1, 5 — xxI1, 7 (terre émaillée). — PETRIE, Abydos, II, pl. 11, 30 et p. 24 (ivoire creusé en forme de coupe plate, analogue aux pièces de la XVIIIe dynastie et des temps postérieurs).

4 Mac IvER and Mace, Æ7 Amrah and Abydos, pl. 1x, 4 (?). — PETRIE, Abydos, Il, pl. vi, 66 et p. 25. — QUIBELL, Æierakonpolis, 1, pl. XXI, 7 — XXII, BREUD.18, e LL pe 30:

5 OUIBELL, Æterakonpolis, I, pl. xx, 12 et p. 8 (chien ?) ; IL, p. 39 (hyène ?).

$ QuiBerr, Æierakonpolis, 1, pl. XXI, 13, et xx, 13 et 17, ét p..8 ; Mp: 20:

% PerRie; Aôydos, Il pl: mn, 15, etp. 24: M: F:deZeltner mécérit à cesujet: « l’ours ne semble avoir jamais existé (en Afrique) que dans les montagnes de l'Atlas, où il n’est d’ailleurs pas éteint, quoique très rare ».

8 PETRIE, Vagade, pl. VI, et LX, 17, et pp. 14 êt 35.

9 Voir, en dernier lieu, VON BISSING, zur Geschichte des Kamels, dans la Zzitschrift fur àägyptische Sprache, XXXNTII, 1900, pp. 68-69. Il faut ajouter, aux ouvrages auxquels l’auteur renvoie, Bulletin de l'Institut égyptien, 1"° série, n° 14, 1875-1878, pp. 57 et 61-62.

10 QuiBELL and GREEN, /Zierakonpolis, II, pl. LxI1, 2, et p. 49, où on le consi-

Dès les débuts de la période primitive apparaissent les figurines d'oiseaux. Les spécimens découverts sont en quartz et en terre émaillés, en pierre, en os et en plomb !. C’est le faucon que l’on représente le plus souvent, sans pattes, comme s'il était

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