FIG. 130. — STATUETTES DE CHIENS
représenté par une statuette en ivoire découverte à Hiéraconpolis et actuellement à l’Ashmolean Museum, à Oxford * (fig. 131). Encore deux fragments grossiers, en terre, dans lesquels M. Qui-
1 PETRIE, Aôydos, Il, pl. 11, 13. — QUuIBELL, Æierahonpolis, 1, pl. xix, 6, et, plus haut, fig. 63.
? Voir LENORMANT, Fr., sur les Animaux employés par les anciens Égyptiens à la chasse et à la guerre, dans les Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences de Paris, 31 octobre, 7, 14 et 28 novembre 1870, réimprimé dans Votes sur un voyage en Égypte. Paris, Gauthier-Villars, 1870.
8 Les pattes étaient rapportées. C’est le chien dont un fragment seulement avait été publié dans QuIBELL, Æierakonpolis, 1, pl. xur, 7. La même race se retrouve, notamment, à Beni Hasan, sous la XIIe dynastie. Voir NEw- BERRY, P. E., Beni Hasan, 1, pl. xxx. — Voir, sur les chiens en Égypte, outre l’article de Lenormant cité à la note précédente, BIRCH, #%e Tablet of Antefaa ÎZ, dans les 7yansactions of the Society of biblical archæology, IV, 1875,
PP: 172-105, .pl.et fig.
bell reconnaît des chiens : et qui sont surtout intéressants par leur analogie avec des figurines européennes ? (fig. 130), et c’est à peu près tout ce qu'on a retrouvé de ce genre.
Dans le temple de Hiéraconpolis, comme dans celui d’Abydos, on découvrit des quantités énormes de statuettes de singes, en pierre, en ivoire et en terre émaillée, blanche et brune, vert clair et bleue ou pourpre.
Les pièces les plus curieuses sont des blocs en pierre, à peine
ic. Re FRAGMENT DE STATUETTE DE CHIEN, EN IVOIRE. Ashmolean Museum, à Oxford.
dégrossis, provenant d'Abydos, où, seule, la tête est indiquée avec précision (fig. 132). À côté se trouvait un silex naturel qui présentait une saillie ayant une vague ressemblance avec la tête d’un singe. On l’a conservé, remarque M. Petrie, précisément à cause de cette analogie. « Le grand silex naturel semble avoir été pris, dit-il, à cause de sa ressemblance avec un singe. Aucun autre grand silex n'a été trouvé dans l’aire du temple, et ceux-ci ont dù être apportés du désert d’une distance d'un mille ou davantage. Puisqu'on les
1 QuiBELL and GREEN, Âierakonbolis, II, pl. LXux, 7 et 10, et p. 50.
? REINACH, S., la Sculpture en Europe avant les influences grèco-romaines, fig. 366, p. 125. — HOERNES, Urgeschichte der bildenden Kunst im Europa, pl. xv, 11-14, et p. 522. La figurine ÆZicrakonpolis LXu1, 7, me paraît être un taureau et doit être rapprochée de celles découvertes à la station de l’Argar, en Espagne : Voir SIRET, H. et L., les Premiers Ages du métal dans le sud-est de l'Espagne. Anvers, 1887, pl. XVII, 1-3, et pp. 123-124 ; ainsi que de celles découvertes à Coucouteni: Voir BUTZUREANO, Gr. C., Note sur Coucouteni et plusieurs autres stations de la Moldavie du nord, dans le Compte rendu du Congrès international d'anthropologie et d'archéologie préhistoriques, X® Session, à Paris en 1889. Paris, 1891, pp. 299-307 et pl. 11, 17 et 18. (Renseignements fournis par M. le baron de Loë).
avait placés avec les figures de singes les plus rudimentaires, il semble que nous ayions alors les pierres fétiches primitives, choisies à cause de leur ressemblance avec l’animal sacré et vénérées comme telles, peut-être avant toute autre tentative de représentations artificielles » !., N’insistons pas sur ce point qui touche à la destination de ces statuettes, sujet qui nous occupera plus tard.
Une autre statuette en pierre très grossière provient du temple de Hiéraconpolis *. L'espèce de singe représentée est le cyno-
FIG. 132. — SILEX NATURELS RETOUCHÉS DE FAÇON A RESSEMBLER A DES SINGES.
Découverts dans le temple d'Abydos.
Céphale, accroupi sur le sol, les pattes de devant posées sur les genoux. Des figurines de ce genre sont extrêmement nombreuses, copiant toujours ce même type, parfois sommairement, parfois avec un souci du détail et une observation remarquables *.
Un groupe sculpté donne l’image de deux petits singes accroupis devant le grand #.
Toutes ces statues sont en terre émaillée ; une seule est en ivoire * (fig. 133).
1 PETRIE, Aôydos, II, pl. 1x, 190-106, et P° 27e
? QUIBELL and GREEN, Æerahonpolis, II, pl. xxxur, IHeLIp 142.
$ PErrie, Abydos, L, pl. Em, 7,8, 9, 11, etp. 25 ; Il, pl vi, 50-61, 64 et 65, CPAS MIO7 et 202 ED. 2760%, 2H 2NONCUD 27 EXT, 222,235, 22002407 248 et 253, et p. 28. — QUIBELL, ITierakonpolis, X, pl. xx1, 10 et 11 ; XXII, 11 et 12.
* PETRIE, Aôydos, II, pl. vi, 49, et p. 25.
8 PETRIE, Abydos, IL, pl. 11, 12 et p. 24.
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