‹ Les débuts de l'art en ÉgypteChapitre 72 sur 107 · FIG. 151. — DESSINS MARTELÉS SUR LES STATUES ARCHAÏQUES · texte numérisé non relu

FIG. 151. — DESSINS MARTELÉS SUR LES STATUES ARCHAÏQUES

DU DIEU Mi.

Ashmolean Museum, à Oxford (1 et 2), et Musée du Caire (3 et 4).

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la bouche de l’animal ; en dessous, deux coquilles de f/eroceras.

Sur la seconde statue, on voit deux pteroceras, deux scies du poisson-scie de la mer Rouge et, enfin, deux pieux au sommet desquels sont fixés des emblèmes identiques au signe qui, plus tard, sert à écrire le nom du dieu Min, et rappelant le signe gravé sur une palette en schiste découverte à El Amrah, dont nous avons donné une reproduction (fig. 60).

Sur la troisième statue, les représentations sont plus complexes : les deux piliers avec emblème de Min sont, comme dans le spécimen précédent, séparés par les scies du poisson-scie, dont, cette fois, les dents sont gravées avec un couteau en silex, au lieu d’être martelées. Un pieu noueux est accolé à l’un des emblèmes de Min et, sous l’autre, on a dessiné une autruche. On voit encore deux grands pteroceras, une représentation indécise, puis un éléphant, une hyène (?) et un bœuf, les pattes posées sur de petits triangles Char).

Nous avons déjà eu l’occasion d’analyser des figures identiques lorsque, sur les poteries décorées, nous rencontrions des hommes donnant la chasse à des animaux, posés sur une succession de triangles indiquant, vraisemblablement, des montagnes (fig. 80). Sur un fragment d'ivoire décoré, provenant de Hiéraconpolis, on voit également des éléphants posés sur des triangles (fig. 99). Nous pourrons donc rapprocher ces grossières statues des monuments primitifs, bien qu'il s'agisse manifestement, déjà, d'une représentation de divinité égyptienne. Sans insister ici sur les conséquences que l’on a tirées de la présence de ces statues à Coptos, nous dirons, en passant, qu'elles apportent un argument puissant à ceux qui font venir les Égyptiens dynastiques du pays de Pount, situé sur la côte orientale de l'Afrique, aux bords de la mer Rouge *.

Le seul savant, en dehors de leur inventeur M. Petrie, qui ait essayé de déterminer l’âge de ces statues est le professeur Steindorff, de Leipzig. Se basant sur leur style, il les place à la période

1 PETRIE, Xoptos, pl. 111 et 1V et pp. 7-8. La tête d’une des statues a été retrouvée, mais elle est extrêmement mutilée. On voit que le dieu était barbu ; la face, principalement, a souffert. Voir PETRIE, côédem, pl. V, 4 (Ashmolean Museum, à Oxford).

? PETRIE, Xoptos, pp. 8-9 ; Lu. of Egypt, from the earliest times to the XVI'h dynasty, 4° éd. Londres, 1899, p. 12.

Statue archaïque de Hiéra-

conpolis.

préhistorique 1. Dans un récent article, M. Petrie les considère, au contraire, comme la plus ancienne œuvre de la race dynastique ?. Cette divergence d'interprétation est à noter.

À Hiéraconpolis, on découvrit une statue archaïque analogue à celles de Coptos et qui avait été employée comme seuil de porte.à l'enceinte de l’ancienne ville. Elle représente, d’après M. Green,

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