‹ Les débuts de l'art en ÉgypteChapitre 71 sur 107 · CARTER E · texte numérisé non relu

CARTER E

Les premiers monuments pharaoniques.

ENDANT l'hiver de 1893-1894, au cours des fouilles

exécutées sur l'emplacement du temple de Coptos,

MM. Petrie et Quibell découvrirent un certain nombre

de monuments en pierre « complètement différents de

toutes les œuvres égyptiennes connues » !. C’étaient

trois gigantesques statues humaines, trois lions et un oiseau, tra-

vaillés au martelé, et ne portant aucune trace de ciseau ou d'outil en métal.

Nous avons eu l’occasion de parler, plus haut, des lions et de l'oiseau, et nous avons vu comment, grâce aux découvertes récentes, il était possible de les faire entrer dans des séries régulières, allant de l’époque primitive aux premières dynasties égyptiennes (fig. 129 et 136).

Les trois statues humaines représentent un personnage debout, dans la pose caractéristique que les Égyptiens donnaient au dieu Min. Les jambes parallèles et jointes sont seulement indiquées, devant et derrière, par un léger sillon ; le détail des genoux est à peine marqué. Les bras, grossièrement exécutés, ne dépassent le corps que d’une légère saillie ; leur position diffère de celle des représentations du dieu Min de l’époque classique, en ce que le bras droit, au lieu d’être élevé pour soutenir un fouet, pend le long de la jambe. Les doigts sont repliés, et un trou percé au travers de

1 PETRIE, X'optos, p. 7.

PPS

! la main montre que le personnage devait tenir un emblème quel- | conque, peut-être, précisément, le fouet. Le seul vêtement qui soit indiqué est une ceinture, formée d’une pièce d’étoffe qui tourne huit

| F1G. 150. — STATUES DU DIEU MIN DÉCOUVERTES A Copros.

Ashmolean Museum, à Oxford.

| fois autour de la taille et dont l'extrémité pend du côté droit en | s’élargissant vers le bas (fig. 150). En cet endroit, des dessins sont indiqués par un contour plus profondément martelé, voulant, pro- | bablement, imiter la broderie. Sur la première statue, on trouve une tête de cerf, fixée sur un poteau dont l'extrémité pénétrerait dans.

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