PALETTE EN
chéologie biblique de Londres.
Fragments du British Museum et de ’Asmolean Museum,
à Oxford.
retrouvée entière ;
Ce qui démontre surtout, malgré ses analogies avec des pièces primitives, que le fragment du Caire doit être attribué aux Égyptiens pharaoniques, ce sont les représentations de la seconde face, où nous voyons l'écriture hiéroglyphique combinée, il est vrai, avec de la pictographie. Des animaux, lion, scorpion, faucon, traités dans un style encore archaïque, détrui sent, au moyen d'une houe, les murs crénelés sur lesquels ils sont perchés (fig. 159 et 160).
Ce système de pictographie se retrouve sur un fragment de l’Ashmolean Museum; des étendards, d'où sort un bras humain, saisissent
‘des captifs ?. La pa-
lette dont fait partie ce fragment n'a pas été
je morceau le plus grand est conservé au
British Museum. Sur l’une des faces, deux girafes, placées des deux
1 Lepsius, Denkmäler, I, 7.
? Ce même symbole des étendards armés de
bras se retrouve assez fréquem-
ment sur les monuments de l’époque classique. Je citerai un exemple pris entre
mille. Lepsius, Denkmäler, IE 74e
ROARCR ETES EI
côtés d’un palmier, en mangent les feuilles. Au dessus du corps d'une des girafes, un gros oiseau rappelle vaguement celui de la tombe peinte de Hiéraconpolis (fig.146 A). L'autre face nous montre vrai-
semblablementun champ de bataille jonché de cadavres que déchirent les oiseaux de proie. Un lion a saisi un des cadavres par lé ventre et cherche à en arracher un morceau. Le mouvement du corps inerte qui S'abandonne entièrement a été saisi avec un rare bonheur. Le lion se rapproche des statuettes que nous avons décrites précédemment : principalement dans les lignes du mufle et les deux mouchetures du front (fig.
128). Au dessus de cette scène de carnage, un personnage vêtu d'un erand manteau brodé, qui rappelle celui de la petite statuette d'ivoire d'Abydos-"Clig 112); pousse devant lui un prisonnier, les bras liés derrière le dos, une lourde pierre (?) suspen-
due au cou (fig. 161 à 164).