‹ Les débuts de la Révolution à Bordeaux: d'après les Tablettes manuscrites de Pierre BernadauChapitre 15 sur 47 · L'auteur est M. Vivie dont il a déjà été question · texte numérisé non relu

L'auteur est M. Vivie dont il a déjà été question

DixXIÈME EXEMPLE Phraséologie et insultes gratuites.

On lit, à la dale du 15 mars 1787, p. 18 du manuscrit :

« On voit tousles jours tant de preuves de la confédération que les grands de toutes les espèces semblent avoir faite pour accabler les petits, que ceux-ci devraient enfin éviter d’avoir rien à démêler avec une aristocratie méprisable et craindre jusques aux dangers d’avoir raison contre le crédit et l'opulence. Un homme titré fait du bien, lorsqu'il ne fait pas de mal et lorsqu'on parvient à prouver le mal qu'il a fait, les puissants donnent à ses injustices le som de calomnies ou de vivacilés excusables ou nécessaires. Le mémoire que le courtier Douat a publié contre le jurat de Gestas confiruie l'expérience trop ordinaire de l'abus du pouvoir... Celte affaire ne fait honneur à aucun des intéressés. Ils ont contre eux l'opinion publique. Douat est un emporté sans retenue, un débauché sans frein, et par-dessus tout, peu scrupuleux sur le fait de la probité. Gestas est un butor exerçant les fonctions de sa charge avec hauteur et brusquerie, écoutant plus ses passions et son humeur que la raisonet l'équité, etc... »

Bernadau prend encore à partie, el aussi violemment, un ecclésiaslique qui est en cause. Nous ne sommes pas obligé de croire l’annaliste sur parole, quand il porte sur ses contemporains des jugements de valeur, même pas lorsqu'il prétend s’autoriser de l'opinion publique. Quant aux réflexions générales qu'on lit au début de la cilalion, elles ne sont qu'un écho de toute une littérature, dont l'inspiration se retrouve de Voltaire à Beaumarchais.

Apres le dixième exemple, nons en avons fini avec les passages que nous n'avons pas cru devoir reproduire, et nous arrivons à ceux que nous avons transcrils en parlie ou simplement analysés.

ONZIÈME EXEMPLE Evénement inutile à narrer dans tous ses détails.

On lit, à la dale du 18 août 1789, p. 701 du manuscrit :

« On a fait cet après-midi la bénédiction des drapeaux du régiment de Saint-Michel dans ladite église. Le curé ayant commencé une vespérie triviale à cette occasion, les huées d'impatience l'ont forcé de rengainer son compliment militaire qui durait depuis demi-heure, etc. »

Bernadau continue, en racontant toute la cérémonie, par Île

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