INTRODUCTION XXXI
menu. Nous avons négligé les détails dont aucun ne nous paraissait très probant el nous nous sommes contenté de consigner le fait brièvement, en ces quelques mots : « Bénédiction solennelle des drapeaux du régiment de Saint-Michel. »
Douzième EXEMPLE
Fait important noyé dans un développement inutile.
On lit, à la date du 28 mars 1789, p. 572 du manuscrit :
« Dans une cause criminelle où l'avocat Desvignes avait à parler d'un abus d'autorité de la part des jurats, il a dit du ton le plus dédaigneux que ce n'était qu'une ébauche des mille et une prévarications que ces lâches tribuns s'étaient permises contre ceux qui les avaient élevés au-dessus d'eux. Cependant, ces Messieurs triomphent, à la honte de la raison et de la justice. La Cour et la ville sont la dupe de leurs mandements. Ils ne rougissent pas de faire distribuer des copies d’un arrêt du Conseil rendu le 27 février dernier, par lequel le Roi les maintient dans l'exercice de leurs charges ele.
C'est ce dernier fait qui est important. Dans son empressement à accabler les jurats, Bernadau le laisse dans l'ombre. Nous le mettons, au contraire, au premier plan dans notre analyse. « Les jurats, écrivons-nous, font circuler des copies d’un arrêt du Conseil en date du 27 février précédent, qui les maintient en fonctions. »
TreiZIÈèME EXEMPLE
Mention d’un personnage historique.
On lit à la date du 16 juillet 1788, p. 257 du manuscrit :
« Nos praticiens, pour se dédommager des pertes d'honoraires que la cessation des affaires leur fait éprouver, grossoyent les pamphlets dont s'alimente la curiosité de nos nouvellistes et, quoique cette besogne ne leur rapporte guère plus d'argent que de gloire, ils subsistent cependant pour la plupart, de cette récolte patriotique. De la diversité des faiseurs nait cette bigarrure d'ouvrages, qui égaye un peu le lecteur, lorsque le style l'ennuie. On ne connaît encore d'auteurs bazochiens que Lafon, Grangeneuve, Lumière, Vergniaud, Vignes, Duvigneau et Dorte... »
Ayant mentionné par ailleurs la cessalion des affaires, à propos de la crise économique, nous n'avions plus à exlraire de ce développement que le nom du grand girondin Vergniaud. Cest ce que
nous avons fait, en notant : « Énumération de pamphlets et d’auteurs de pamphlets, parmi lesquels Vergniaud. »
Voici enfin l'indicalion de cinq passages typiques que nous avons transcrits en entier et pour lesquels nous pouvons renvoyer le lecteur à notre propre texte.
QUATORZIÈME EXEMPLE Initiatives intéressantes prises par la population ou par les autorités bordelaises.
Ce qu'on lit, à la date du 31 décembre 1787, p. 132 du manuscrit, et pp. 7 et.8 dé notre texte.
Il s’agit de remontrances hardies, rédigées par le Parlement de Bordeaux.
QuINZIÈME EXEMPLE Reoseignements sur l’évolution de la crise révolutionnaire. Ce qu'on lit, à la date du 9 juillet 1788, p. 251 du manuscrit, et p. 23 de de notre texte.
Il s’agit d'un mouvement populaire. en préparation.
SEIZIÈME EXEMPLE Circonstances ayant influé sur le cours de la crise. Ce qu'on lit, à la date du 22 août 1788, p. 292 du manuscrit, et pp. 26 et 27 de notre texte.
Il s'agit de la vie chère.
Dix-SEPTIÈME EXEMPLE Mesures importantes prises à Bordeaux par le Pouvoir central.
Ce qu'on lit, à la date du 30 janvier 1788, p. 160 du manuscrit, el p. 10 de notre lexte.
Il s’agit de l’exil de plusieurs avocats.
Dix-HurrièmMEe ExEMPLE
Contre-coup des événements de Paris.
Ce qu'on lit, à la date du 29 août 1788, p. 300 du manuscrit et p. 27 de notre lexle, à propos de l'effet produit à Bordeaux, par la nouvelle de la disgrâce de Brienne.