IV. — Quels reproches on peut adresser aux Commissaires
Ils se sont tenus trop à l'écart du peuple et ne lui ont pas accordé l'importance qu'il méritait.
A toute commission donnée dans quelque circonstance que ce soit, si Ton entend qu'elle aboutisse, il faut une origine indiscutée qui lui communique un pouvoir fort, un programme nettement déterminé et qui ne laisse rien à rimprévu, des moyens d'action énergiques pour faire exécuter sans délai les décisions prises. Or, Torigine des commissaires est contestée ; leur programme, net en apparence, est en partie irréalisable, vague au fond; leurs moyens d'action sont presque nuls.
A un pouvoir nouveau on met une étiquette qui le fasse connaître et qui indique, dans la mesure du possible, quel il est. On pourra en augurer ce qu'il se propose. Philibert, de Baux et Juglar s'intitulent Commissaires des Communes, C'est une première inexactitude, car ils ne sont point ce