‹ Les décimes ecclésiastiques en Béarn, 1615-1690Chapitre 7 sur 19 · Gall. christ, t. I, col · texte numérisé non relu

Gall. christ, t. I, col

6. — Eod. loc. St Orens col. 1256, p. 195 instr.— St Pé, col. 1^3, p. 195 instr. Qt. Basgle db Lagbèze : Histoire religieuse de la Bigorre, 1863, sur St Orens, p. 276, sur st Pé, p. 295, et ses monographies.

Bénac\ Madiran*, de Tordre de St Benoit, dépendant de Tabbaye de Marcillac au diocèse de Cahors, qui fut unie en 162S aux Jésuites de Toulouse ; St Lizier^ de Tordre de Cluny, fondé par des vicomtes béarnais.

Bien qu'ayant leur siège principal en dehors du diocèse, abbayes et prieurés étaient compris dans les départements des décimes pour les biens possédés dans chaque diocèse.

Une sentence arbitrale du premier président de la Vie déchargea, le 25 février 1633, la collégiale de St Esprit pour ses possessions du diocèse d'Oloron, consistant dans la dime de StGladie*.

Un arrêt du Conseil du 4 mars 1660 exonéra Vincent de Castel, abbé de Sorde % de toute contribution aux taxes ou autres impositions pour les biens de son abbaye situés sur le territoire du diocèse de Lescar ; mais en 1670, le receveur général poursuivit la révocation de ce privilège car, dans le département de 1643, les commissaires taxèrent justement Sorde qui avait été portée en 1516 pour ses seuls biens de France. Un arrêt du 18 novembre 1670 accueillit favorablement cette prétention.

Un différend s'était élevé entre le sieur de La Fitte, chanoine de la cathédrale de Lescar, ci-devant syndic du diocèse et le sieur Boyer, abbé de Pontault, qui furent renvoyés devant MM, du Clergé, par arrêt du Consul du Roi à la date du 1" août 1655. Le 12 janvier 1656, Claude de Rébé, archevêque de Narbonne, rapportait à TAssemblée la demande de Tabbé en restitution des décimes par lui payés en Béarn et en décharge pour Tavenir puisque Tabbaye, chef-lieu de la situation des biens, acquittait la taxe au diocèse d'Aire. Cette réclamation ne saurait, dit-il, être admise, car à Tépoque où Pontault fut imposé

1. — Canton d'Ossun, arrondissement de Tarbes, Hautes-Pyrénées. Fonds Latin de la Bib. Nat., 12751, f«' 271, 634.

2. — Canton de Caslelnau-Rivière-Basse, arrondissement do Tarbes. Gall. christ, 1. 1, p. 192, instr. Cf. Martène : Thés. nov. anecd. (1717) t. III, pp. 1203- 1210. — Bascle de LAGRàzB : Loc, cit., p. 361.

3. — Gallo christ., t. I, col. 1242, p. 191 instr. Cf. Bascle deLagrèzb : Loc. cit., p. 361.

4. — Areh. Nal., G», 622, n« 32, Chapitre de St Esprit. Les redevances se seraient élevées à 3781».

5. — De 1652 à 1679 : il unit Sorde à la Congrégation de St Maur. L'épi taphe de son tombeau placé dans l'église est reproduite par la Gallia.

aux décimes de France, en 4816, le Béarn formait un état indépendant. L'abbé de Valençûy taxa les bénéfices, en 4621, comprenant les possessions des évèchés de Lesoar, Oloron, Aire* Dax et Tarbes en pays béarnais, bien que les chefs-lieux fussent situés en France.

Les cinq villages de Tabbé de Pontault, en Béarn, furent imposés à 210' de décimes ordinaires, modérées à 178' en 1628 et à 78' en 1643.

Les décimes ont été payées par Pontault depuis 30 ans environ en conformité du département de 1671 par lequel on crut devoir la comprendre dans les décimes béarnais, en y inscrivant ausôi les biens des chapitres de Dax, Tarbes, les abbayes de St-Jean de laGastelle,Pimbo,St-Pé, Sorde, les prieurés deMadiran, St-Moflt et le chapitre de Bidache dont les chef-lieux sont en France.

L'examen de cette affaire comporte de graves conséquences. L'abbé de Carbon, envoyé en Béarn en 1680, explique que la levée des décimes y est retardée depuis quatre ans par suite du procès de Pontault. Plusieurs prélats observent que des précédents peuvent être invoqués ; en plusieurs diocèses de Guyenne et de Languedoc, les membres de certaines abbayes acquittent leurs décimes, bien que le chef-lieu soit imposé dans un autre diocèse. « L'Assemblée, dit le procès-verbal, a ordonné que les départements faits pour l'imposition de la décime sur les béné^ liciers de Béarn seront exécutés suivant le régalement qui a esté fait par l'Assamblée encore que les chefs-lieux soient situés hors le Béarn et taxés aux décimes, et, pour cet effet, a ordonné à MM. les Agents de poursuivre un arrest du Conseil, confir* matif de la présente délibération, et mesme d'intervenir en rinstance du Conseil pour appuyer les conclusions dudit sieur de La Fitte, qui est ici depuis huict mois, contre ledit sieur abbé de Pontault, tant pour le passé que pour l'avenir* » L'arrêt suivit à la date du 10 juillet 1688.

Les Barnabites de Lescar avaient surpris un arrêt du Conseil portant cassation d'une décision du Parlement sur le paiement des dettes du Clergé. Les États protestent et l'examen de l'affaire fut renvoyé à la Chambre ecclésiastique de Guyenne *.

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