Tome I. i
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OU hardie (I 2, 6 ; YII 5, 9). ce qui lui réussit quelquefois (II 3, 21; 6, i3), mais pas toujours (VII 6, 21). En somme, à en croire Sénèque, c'était un orateur remarquable (II 4^ 9; VII 2, i3 ; X I, i3) ; et, de fait, il mériterait tous les suffrages par sa simplicité et sa force, si cette simplicité apparente ne dégénérait parfois en subtilité (II 2, 3/), et si cette force n'était, en certains endroits, exagérée ou déplacée (cf. supra et IX i, i5). II est à noter que cet accusateur fut lui-même accusé dans la suite (Quintilien 6, 3, 100).
Rubellius Blandus naquit à Tibur (Tacite Ann. 6, 27), au plus tard en 4^ ^v. J-C, car il a été entendu par Latron (I 7, 10; II 5, i4-i5), qui a quitté Rome en i5 av. J.-G. ; d'autre part, il a eu comme élève Fabianus, né vers 35 av. J.-C, à Tépoque où celui-ci s'adonnait tout entier à la philosophie, c'est-à-dire aux environs de i5 av. J.-C. (II Préf. 5). Lui-même semble avoir eu pour maître Latron, le seul qui lui fasse des observations (cf. supra). Rubellius Blandus était un chevalier romain, le premier de ce rang qui ait enseigné la rhétorique à Rome (II Préf. 5) ; c'est peut-être pour cette raison que l'on connaissait encore son nom à l'époque où son petit-fils épousa Julia, fille de Drusus, d'abord femme de Néron (Tacite Ann. 6, 27). Sénèque cite assez souvent ses paroles, surtout dans les livres VII et IX ; mais les citations sont très courtes, deux excepté (VII i, 6; S. 2, 8). Autant qu'elles nous permettent de formuler un jugement, Blandus semble avoir été plutôt bon que médiocre, intelligent , mais inégal ; aussi bien le voyons-nous tantôt loué (VII 5, i4), tantôt critiqué (I 7, 10). On ignore s'il faut l'identifier avec l'historien Rubellius Blandus, dont nous parle Servius {ad Georg. i, io3).
Sabidius Paulus, appelé par certains manuscrits Sabidienus Paulus (VII 2, i4), nous est connu par ce seul passage, qui donne de lui l'idée la moins flatteuse : Kiessling s'est demandé si ce personnage ne doit pas être confondu avec Sabidius Pollion, qui, disait-on, avait fabriqué des lettres qui couraient comme étant d'Euripide et d'Aratus ; Sander, lui (éd. H. J. Mûller, apparat critique, p. 297, 16), croit qu'il
faut lire : Aietius Pastor (cf. p. i45). Il est impossible de se prononcer sur ces deux hypothèses.
Scaurus, v. Aemilius.
Sénéca, déclamateur latin de la génération antérieure à celle des enfants de Sénèque, surnommé Grandio, parce qu'il n'aimait que les choses de grande taille ; Sénèque nous trace de lui un portrait comique (S. '2, 17). A la façon dont il parle de lui, il est difficile de supposer qu'il s'agisse d'un de ses parents.
Sénîanus, déclamateur dont toutes les couleurs sont des modèles d'une sottise, signalée sans détours ni phrases tant par Sénèque (VII 5, 10 ; IX 2, 28 ; S. 2, 18) que par Vinicius (VII 5, II). Sénèque va jusqu'à dire de lui que, après un trait qu'il nous cite, il ne l'a plus regardé comme vivant (V 2, 2).
SépuUius Bassus, déclamateur dont nous ne savons rien. Au livre VII, on trouve de lui quatre traits (i, 16; 2, i ; 5, 3; 6, 12) et trois couleurs (i, 23; 5, 9 ; 7, 17), très courts les uns et les autres. Généralement prudent et raisonnable, il se laisse, lui aussi, séduire à l'appât des figures de rhétorique (5, 3).
Silus, V. Albucius.
Sparsus, v. Fulvius.
Spyridion, v. Glrcon.
Statorius Victor, déclamateur et fabuliste, de Gordoue, comme Sénèque, qui cite de lui un trait, qu'il critique (S. 2, 18).
Surdinus, déclamateur et fabuliste, dont Sénèque nous parle comme d'un jeune homme (S. 7, 12), élève de Gestius (ib.) ; il semble avoir manqué, non d'esprit (VII 5, 12) ou de talent (S. 7, 12), mais de force. La Prosopographie (III 297, 749) se demande s'il ne s'agit pas ici de L. Naevius Surdinus, qui fut consul suffectus en 3o ap. J.-G.
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Triarius, déclamateur latin, vraisemblablement élève de GesUus (I 3, 9). Il est né au plus tard en 3o av. J.-C, puisqu'il a été entendu par Latron, qui a quitté Rome vers i5 av. J.-G. C'est tout ce que nous savons de sa vie ; nous connaissons mieux son éloquence ; ïriarius est, en effet, assez souvent mentionne et cité, particulièrement dans les Livres I, II et IX. Si Ton parcourt ses traits et ses couleurs, qui occupent rarement plus de quatre lignes (exceptions : II 5, 8 ; YII 5, 1-2; X 4, 4' S. 2, 3 ; 7, 6), on est frappé de
la sobriété puissante de certains traits (I 5, 1) ou de certains morceaux (I 2, 21 ; X 4^ 4) d'autre part, on remarque une tendance au lieu commun (II 5, 8 ; S. 2. 3), et une recherche de l'effet, pour le fond et dans la forme, qui pouvait séduire des écoliers (VII 4^ i^)' mais que lui reprochaient Pollion (II 3, 19). Latron (VII 4. 10), Gestius (I 3, 9), Votiénus Montanus (IX 6, 11), Pompeius Silon (II 3, 21) ou Sénèque (IX 2, 20 ; 21 ; X 5, 24). et qui souvent le fait tomber dans le faux (v. les passages que je viens de citer et VII i, 25), parce qu'il manque de goût. Il semble aussi n'avoir pas eu beaucoup d'originalité, car on le voit sans cesse faire des emprui^ts, à Cestius (IX 6, 11), à Julius Bassus (I 6, 10), même aux Grecs (VII i, 25 ; Glycon X 5, 20) ; Gassius Sévérus lui reproche durement ses plagiats (X 5, 20) et avec d'autant plus de raison que Triarius gâte ce qu'il emprunte (v. surtout I 6, 10 ; IX 6, II ; X 5, 20).
TusCUS, déclamateur et historien d'un talent malheureux et d une âme méchante (S. 2, 22). G'est lui, nous dit Sénèque, qui accusa Scaurus ; il peut donc être question ici, soit de Gornélius Tuscus, soit de Servilius Tuscus, car tous les deux ont accusé Scaurus (Tacite Ann. 6, 29 et 3o).
Vallius Syriacus, qui fut tué en 3o ap. J.-G,, uniquement parce que Tibère avait dit qu'il était l'ami d'Asinius Gallus (Dion 58, 37), était à la fois avocat et déclamateur ; c'était un élève de Théodore (II i, 36). Gomme avocat, il semble n'avoir manqué ni d'éloquence (II i, 34-35 ; IX 4» 18), ni d'habileté (II i, 35), ni d'esprit (/6.) et l'on ne s'étonne
LES DÉCLAMATBURS
pas du succès qu'il obtenait auprès des juges (ib. et IX 4^ i8) ou des auditeurs (II i, 36 ; IX 4' i^)- ^^s rares passages que Sénèque, dans les Controverses, met dans sa bouche, attestent qu'il portait dans les déclamations la même souplesse (I I, 2i) et une égale force (I i, ii ; II 6, i3).
Varius Géminus, orateur et déclamateur, dont nous ignorons la vie ; nous savons simplement qu'il a été entendu par Cassius Sévérus, lequel a été exilé en 12 ap. J.-C. Il semble avoir eu pour maître Gestius, car il parle devant lui (VII 7, 18 19), et celui-ci est le seul à lui adresser des critiques (IV 8, 3 ; VII 8, 10). Comme orateur, nous voyons qu'il plaida une cause devant César (VI 8, 2). C'est peut-être à la pratique du barreau qu'il faut attribuer les plaisanteries un peu lourdes dont il était coutumier (S. 6, 12 ; cf. VII 6, 17) et le sens pratique qu'il montre dans les Controverses (VII I, 19; 23) ou les Suasoriae (S. 6, 11), et qui lui valent les éloges de Sénèque (VII i, 19) et Tadmiration de Cassius Sévérus (S. 6, 11). C'est là ce qui le distingue des autres déclamateurs de second ordre : il se rapproche d'eux par son goût pour les pointes, son amour pour les antithèses, qui ne l'abandonne jamais, même devant César (VI 8, 2), et sa recherche de l'effet, que l'on notera dans presque toutes ses paroles (toutes les Controverses du Livre VII ; IX 5, i4 ; S. 6, ii-i4) ; ces tendances lui valaient les applaudissements de ses contemporains (VII 6, i5), et, plus tard, une place dans les Excerpta (v. p. 3^), ainsi que Fépithète de sublime, dont Saint Jérôme le gratifie {ad Jovin. i, 28), mais aussi elles le poussaient à soutenir, seul, certaines causes (S. 6, 1 2-1 3) et à adopter des divisions absolument artificielles {ih.).
Vibius Gallus, peut-être de Pérouse, car on a trouvé, dans les environs de cette ville, de nombreuses inscriptions avec ce nom (i), est né au plus tard vers 35 av. J.-C, puisqu'il s'adonnait aux déclamations à la même époque que Fabianus (II i, 25), lequel les abandonna vers i5 av. J.-G. ; il fut sans doute élève de Fusçus, comme Fabianus, d'autant
(i) Prosopo graphie III 421, 882.
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que nous le voyons parler sur le même sujet que ce dernier, un jour après lui (ib.). D'abord très éloquent, il gâta luimême son intelligence, en voulant imiter les transports de l'inspiration (ib. 25-26). Les traits et les couleurs que Sénèque met dans sa bouche et dont certains sont assez longs (VII 5, 3 ; IX I, 4) remontent à l'époque de sa raison, je n'ose dire de son éloquence ; en effet, si l'on y trouve un certain agrément, que Sénèque signalait déjà (II i, 26), il est gâté par le mauvais goût (ib. et VII 5, i4) et la recherche de l'effet (IX 2, 23) ; quant à l'abondance, il la doit parfois aux lieux communs (IX 6, 2), dont Sénèque nous avertit qu'il était grand amateur (II i, 26): au surplus, il est un de ceux qui ont le plus fourni aux Excerpta (v. p. 37).
C. Vibius Rufus, curateur des rives et du lit du Tibre, le premier du Collège (G. I. L. VI 1237. 3i544)5 puis consul suffectus en 16 ap. J.-G. Il tenait beaucoup à sa réputation d'orateur, car, nous apprend Dion (67, i5) il possédait un siège qui avait appartenu à Publilia, femme de Cicéron, « comme s'il devait lui donner de l'éloquence. » De fait, on le trouve loué par ses auditeurs (II i, 28), par Votiénus Montanus (IX 2, 19), et par Sénèque qui dit de lui « qu'il parlait à la façon des anciens (IX 2, 26). » Ce qu'il entend par là, on le voit en parcourant les paroles attribuées à Rufus ; celui-ci ne fait pas fi des figures de rhétorique ; mais il est impossible de ne pas être frappé, en général, de la simplicité des idées qu il exprime et des phrases qui les traduisent. Il employait même des mots et des tournures presque populaires, qui soulevaient quelquefois les applaudissements (I 2, 23), même de Pollion (IX 2, 25), mais, au contraire, semblaient parfois trop grossiers à Sénèque (I 2, 21) ou à Cestius (IX 6, i3). Il est rare qu'on trouve chez lui de la subtilité (I 5, 9).
Li. Vinicius, déclamateur et avocat, triumvir monetalis vers 54 av. J.-C, consul suffectus en 33 av. J.-C, né, par suite, vers 80 av. J.-C. Comme déclamateur, nous ne pouvons le juger sur le seul passage mis dans sa bouche (II 5, 19) ; comme avocat, quoiqu'il improvisât, il égalait ceux qui
LES DKCLAMATEURS
préparaient leur plaidoiries et Auguste disait de lui que son talent était de l'argent comptant (ib. 20). Son fils, que Sénèque mentionne (ib. 19), fut consul suffectus, en 5 av. J.-C, à ce qu'il semble (i).
P. Vinicius, orateur et déclamateur, d'une famille originaire de Calés (Tacite Ann. 6, i5), arrière-petit-fils de M. Vicinius, petit-fils de L. Vicinius, fils de M. Vicinius, qui fut consul en 19 av. J.-C, consul lui-même en 1 ap. J.-G. C'est lui qui accusa Votiénus Montanus devant l'empereur, à la requête de la colonie de Narbonne (VII 5, 12) ; cette accusation se place avant l'année 25, où Montanus fut relégué aux Baléares (cf. infra) ; en 20, Pison voulut P. Vinicius pour avocat, mais il s'excusa (Tacite Ann. 3, 11).
Son éloquence, que nous laissent deviner ces faits, nous est attestée formellement par Sénèque le Philosophe {ad Liicil. 40, 9), qui lui reproche, d'accord avec Arellius Fuscus et Varius (ib.), un débit trop lent. Sénèque le Père lui reconnaît une parfaite rectitude de jugement (VII 5, 11 exactissimi çir ing-enii qui nec dicere res inepias, nec Jerre poterat) qui l'amenait à railler Senianus (ib.), et qui se conciliait, on ne sait comment, avec un goût très vif pour Ovide (X 4» ^5). Il cite de lui deux traits (I 2, 3; VII 6, 11) et une couleur (l 4? n): qui nous rendent témoignage de sa justesse d'esprit, plus que de son éloquence ou de son originalité (v. I 4^ n).
Volcacius Moschus (Oscus pulgate, Vulcacius : Tacite Mediceus), né à Pergame (Porphyr. ad Hor. Ep. i, 5, 9), patrie d'Apollodore, et disciple de ce dernier (II 5, i3), fait vraisemblablement citoyen, comme le suppose Kiessling (Hermès 26, p. 634), P^i' 1^ consul L. Volcacius Tullus en 33 av. J.-C, vint ensuite à Rome, sans doute vers le commencement du principal d'Auguste ; il fut connu personnellement de Sénèque (VII 3, 8). Accusé d empoisonnement vers 20 av. J.-C, défendu par Asinius Pollion et Torquatus, il fut condamné (II 5, i3 ;
(i) C'est au fils que la Prosopographii (III 4'35. 44^) rapporte le mot d'Auguste. Cette attribution me semble douteuse, puisque Sénèque écrit soigneusement : L. Vinicius, L. Vinici pater. L. Vinicius .lils était donc connu; d'où l'hypothèse que j'adopte.
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Porphyi\ /. c.) à l'exil et se rendit à Marseille (X Préf. lo ; Tacite Ann. 6, 4^), où il ouvrit une école (Il 5, i3). Il trouva dans cette ville un accueil si sympathique, qu'à sa mort, vers 25 ap. J.-C, il laissa tous ses biens à cette ville (Tacite /. c).
Porphyrion le nomme un « déclapiateur très connu ; » l'opinion que Sénèque nous donne de lui est moins favorable. Il n'était pas sans talent (X Pi-éf. lo), mais ne se préoccupait que des figures de rhétorique, à tel point que ses contemporains eux-mêmes le raillaient de ce travers ; de fait, parmi les traits et les couleurs, d'ailleurs assez rares, que Sénèque met dans sa bouche, il en est peu qui ne renferment pas de figures (v. cependant II 3, 4 î X 6, i) ; en outre Gallion critique une de ses couleurs (X i, 12). Cependant Moschus ne manquait pas de goût, car il repoussait les traits fondés sur un calembour (VII 3, 8).
Votiénus Montanus naquit à Narbonne (Saint Jérôme) ; il habita cette ville assez longtemps, car son fîls y naquit (Martial 8, 72, 5-6), et semble y avoir rempli des fonctions publiques, puisque Vinicius l'accusa devant César, à la requête des habitants (VII 5, 12). C'est probablement parce que sa situation était difficile à Narbonne qu'il vint à Rome, où il déclama, non par ostentation ou pour s'exercer (IX Préf. i), mais vraisemblablement pour faire comme tout le monde ; voilà pourquoi Sénèque ne pensait pas à le signaler à ses enfants. Votiénus Montanus plaida également (IX 5, i5) : il se lia d'une étroite amitié avec Marcius Marcellus (IX 4» i5 ; 5, 14 ; 6, 18) ; Sénèque le connut aussi (IX Préf. i). En 25 après J.-C, Votiénus fut accuse devant le Sénat pour outrages à César (Tacite Ann. 4. 4^)? puni en vertu de la loi de majesté et relégué aux Baléares, où il mourut en 27/28 (Saint Jérôme).
Il aimait l'art oratoire, au point d'admirer même les traits que lui avait décochés Vinicius, son accusateur (VII 5, 12) ; d'ailleurs il semble avoir eu beaucoup de succès, au moins comme déclamateur (IX 2, 19 ; 5, i5). C'était un homme de grand talent (IX 5, i5 rarissimi etiamsi non emendatissimi ingenii ; Tacite /. c. celebris ingenii), mais, comme
l'indique Sénèque lui-même, il n'était pas exempt de défauts : il avait, entre autres, l'habitude, particulièrement choquante dans les déclamations, où la matière est moins abondante, de répéter un grand nombre de fois la même pensée sous des formes différentes ; il ari ivait ainsi à en gâter l'expression ; comme Ovide montre la même tendance, Scaurus appelait Montanus « l'Ovide des orateurs » (IX 5, iS-iy). Son goût n'était pas très pur, non plus que celui d'Ovide ; si Montanus estime justement que Latron est le modèle des déclamateurs (IX Préf. 3), s'il voit avec une grande perspicacité les mauvais côtés des déclamations (IX Préf.), ne loue que les couleurs simples et justes (IX 2, 19) et note avec beaucoup de sens et d'esprit ce qu'il y a d'invraisemblable dans tel ou tel trait de Cestius (IX 6, 10), de Triarius {ih.), de Sparsus (X 4» ^3), ou dans telle hypothèse des rhéteurs en général (IX 6, 10), lui-même s'exposait aux critiques de P. Vinicius par ses truismes (VII 5, 12) et de Sénèque par ses répétitions (cf. supra). Ses qualités semblent d'ailleurs avoir été plus remarquables que ses défauts ne sont graves : telle est, du moins, l'impression que nous laissent les morceaux de lui que nous trouvons dans Sénèque et qui sont groupés à peu près tous dans le Livre IX (le plus long est 2, i3-i6).
Il avait publié, avec des additions nombreuses, le premier plaidoyer qu'il eût prononcé, celui par lequel il avait défendu Galla Numisia devant les centumvirs (IX 5, 16) ; ce n'était pas la seule œuvre qu'il eût fait paraître (m scriptis suis IX 6, 18).