MONSIEUR LE BARON GÉRARD, PREMIER PEINTRE DU ROI
^a Paris, le 8 janvier 1821.
(( Monsieur le baron, vous êtes chargé de peindre les quatre pendentifs du rond-point de l'église Sainte-Geneviève. Je pense qu'avant d'arrêter vos idées sur les sujets à représenter, vous aurez reconnu la nécessité de les communiquer à Mgr l'archevêque de Paris. Je désire que vous me fassiez part de cette communication, et j'attendrai votre réponse à cet égard.
(( Recevez, monsieur le baron, l'assurance de ma considération distinguée.
« Le ministre , secrétaire d'État de V intérieur ^
« Corbière. »
Puis, bientôt après, cette autre dépèche du même ministre :
MONSIEUR GÉRARD, PREMIER PEINTRE DU ROI, MEMBRE DE l'iNSTITUT,
professeur a l'École spéciale des beaux-arts
« Paris, le 7 avril 1821.
(t Monsieur, dans le plan arrêté par Sa Majesté, pour la décoration de
l'église Sainte-Geneviève, la peinture des quatre pendentifs au-dessus des pilliers du rond point, sous la coupole, se trouve comprise, et c'est vous qui avez été désigné pour en être chargé.
« Je m'empresse de vous l'annoncer et je désire, monsieur, que vous veuilliez bien faire, sans retard, des dispositions pour l'exécution de ces quatre tableaux, ou plutôt de ces quatre divisions d'une composition vaste, dans laquelle votre talent trouvera parfaitement les moyens de se livrer à tous ses développements.
« Le prix total de l'ouvrage a été fixé à 60,000 francs, ou 1 5 ,000 francs pour chaque pendentif, et les payements seront faits par portions, sur vos demandes, et dans les formes régulières, au fur et à mesure de l'avancement du travail.
« Je recevrai avec intérêt vos communications sur le sujet que vous auriez e dessein de traiter, et, dès que les idées sur ce point seront arrêtées, je n'aurai besoin que de m'en remettre à vous seul du soin d'apporter à cette opération noble et grande la suite et l'attention dont elle sera susceptible, et tout le zèle enfin auquel l'administration est accoutumée de votre part,
« Le ministre, secrétaire d'État de Vintériear, <( Pour Son Excellence et par son ordre,
« Le conseiller d'État^ secrétaire général^ « Baron Capelle (?). »
Neuf ans plus tard, deux mois après la révolution de juillet, le baron Gérard recevait la lettre suivante d'un style plus relevé, mais qui modifiait gravement la commande de M. de Corbière, donft l'exécution avait été singulièrement attardée :