Les découvreurs français du XIVe au XVIe siècle [microforme]
Le mot découvreur ne figure pas encore dans le dictionnaire de l'Académie francaise. Littré ne le cite que par scrupule d’exactitude, et encore en le couvrant de l'autorité d’un exemple de Voltaire. Pourtant nous n’hésitons pas à demander droit de cité pour ce mot si bien fait, si clair, et qui répond à une idée si précise. Bien que les uëécauvreurs en France, surtout les découvreurs maritimes, s'appellent légion, combien d’entre eux sont-ils restés inconnus. Il n’est que temps de leur rendre justice, surtout à ceux qui, obscurément mais non sans mérite, ont fondé la grandeur maritime de notre pays. Il est vrai que leurs exploits ne sont pas restés
x PRÉFACE.
dans les mémoires, comme ceux de leurs rivaux de gloire, les Descubridores espagnols ou portugais. À peine si leur nom a été sauvé de l'oubli, et encore à beaucoup d’entre eux cette suprème satisfaction a-t-elle été refusée. Aussi était-ce pour nous un devoir et ce fut souvent une Joie patriotique que de rechercher les traces de ces vaillants à travers les documents de l'époque, de reconstituer leur biographie à l'aide de renseignements puisés, trop souvent, hélas! aux sources étrangères, de montrer qu’ils ont bien mérité de leur pays, et que la postérité devrait, enfin, les apprécier à leur valeur.
De cette histoire des découvreurs francais nous * ne détacherons pour le moment que trois épi-… sodes : le premier relatif aux explorations fran-% caises sur la côte de Guinée dès le quatorzième * siècle; le second aux voyages, dans la direction du Brésil dès la fin du quinzième siècle; le troisième à la découverte des côtes de l'Amérique 8 du Nord au seizième siècle. Trop heureux nous estimerions-nous si, dans ce champ à peine ex-M ploré, d'autres travailleurs après nous, voulaient # bien essayer non pas de glaner, mais de mois-A sonner.
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