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glorieux pour ltalie d'avoir donné le jour aux navigateurs qui contribuèrent le plus, par leurs découvertes, à étendre le domaine de l'humanité. Gênes est la patrie de Christophe Colomb; Venise, de Gabotto, le pilote d'Henri VIE Tudor; Florence, d’Amerigo Vespucei qui, sans le vouloir, donna son nom au Nouveau-Monde, et de Jean Verrazano, qui devait découvrir les côtes de l'Amérique du Nord.
Verrazano, le premier des découvreurs francais que nous puissions opposer avec quelque honneur aux navigateurs espagnols et portugais, n'a pas encore eu chez nous les honneurs d'une biographie particulière. On ne parle de lui qu'en passant et par manière d'acquit. Les relations originales de ses voyages sont perdues. Si Ramusio (1), dans son
teur Jean Ango et Jehan de Varesam «€ principal pilote ».
11 mai 1526. Procuration de Jehan de Varasenne à son frère er à Zanobis de Rousselay.
12 mai 1526. Contrat entre Jehan de Varasenne et Adam Godeffroy.
Octobre 1527. Lettre du juge de Cadix à Charles V sur la prise et l'exécution de Juan Florin.
Octobre 1527. Lettre du même juge sur les principaux personnages arrêtés en même temps que Juan Florin.
1529. Carte de la Propagande dressée par Jérome de Verrazano.
BERNAL Dixz, Histoire véridique de la Nouvelle Espagne.
(1) Rawusio, ouv. cit., t. HT, f° 420-492. Relatione di Giovanni da Verrasano Fiorentino della terra per lui scoperta in nome di sua Maestà, scritla in Dieppa. — Cf. Archivio storico italiano, 1853, &. IX, n° 98 de l'appendice,
: 4 Recueil italien, n'avait pas conservé une lettre Fe : r x LQ NU e
= he. adressée par Verrazano à Francois 1°: «i le hasard dy I. , . r , , “à des temps n'avait pas épargné la lettre d’un nommé
Fernando Carli (4), envovée à son père et datée de
à Lyon, le #% août 1524; <i nous n'avions à notre r disposition une carte manuscrite du collège de là L. Propagande à Rome (2), dressée par Hieronymo de ps Verrazano, frère de Jean, et portant en regard des “ côtes de la Nouvelle-France la légende : Verrazanc ï seu Gallia nova quale discopri Vanni fa Giovanni d& ; Verrazano Fiorentino, per ordine e! comandamente , del christianissimo Re di Francia, 11 nous serait à difficile de rassembler les éléments de sa biographie. : On à prétendu que Verrazano n'avait jamais voyagé
en Amérique et que ses découvertes n'ont aucune
réalité. On a même (3) affirmé que Verrazano n'étail | autre qu'un audacieux pirate, Florin, c'est-à-dire le L | Florentin, dont les expéditions se bornèrent à - écumer le golfe de Gascogne, aux dépens des vais-
seaux espagnols qui revenaient d'Amérique. Il es a
vrai que la biographie de Verrazano est encore à " composer, mais on en rassemble peu à peu les éléments, M. Margry, l’ancien archiviste de la marine
et M. Harrisse, l'éminent américaniste, ont déjà
(1) Archivio storico italiano, 1853, & IX, p, 53-5. Lettera di Fernando Carli à suo padre.
(2) Hannisse, Les Cabot, p. 180. — Tnouassy, Les Papes géographes et la cartographie du Vatican, Paris, 1852. (3) De Herenix, Traduction de Bernal Diaz, LM, p. 433.
retrouvé quelques pièces le concernant, et il est possible que nos dépôts d'archives de Normandie, de Bretagne, de Paris même, en recèlent encore. M. Buckingham Smith (1), ex-secrétaire de la légation américaine à Madrid, et M. Murphy ont également découvert sur lui de curieux documents dans les archives de la Torre de Tombo, de la Lonja et de Simancas. Il est vrai que quelques-unes de ces pièces se contredisent, mais on en fera sans doute quelque jour le départ. Nous ne pouvons entreprendre ici ce travail de critique. Voici, pour le moment, ce qu'on connait sur le navigateur florentin.
Verrazano naquit à Florence vers 1485. Il était fils de Pietro Andrea de Verrazano et de Fiametta Capelli. I fit pendant plusieurs années le commerce avec l'Orient et résida au Caire et en Syrie. Il avait déjà, d'après sou compagnon Fernando Carli, parcouru tout le monde connu, lorsqu'il arriva en France, sans doute à la suite de nos armées. Il s’y fit promptement un renom par son audace et son activité. Lors des guerres contre l'Espagne, il commanda un ou plusieurs navires armés en guerre contre nos ennemis, Car nous n'arions pas alors de vaisseaux de guerre proprement dits, et les navires de commerce devenaient en cas de besoin des vaisseaux de pirates.
(1) BucrkiNcuau Suirn, An inquiry into the authenticity of documents concerning a discovery in North America claimed Lo have been made by Verrazano, New-York, 1864.
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On a retrouvé une lettre ({), en date du 25 avril 1523, de Joao de Silveira, ambassadeur de Portugal en France, où il est fait allusion à un projet de voyage au Cathay sous le commandement de Verrazano. Il y est dit que l'expédition n'était pas encore partie de Normandie, et on y exprime des doutes sur son départ dans l'avenir. L'ambassadeur portugais se défiait en effet de ces prétendus voyages de découverte, et craignait que Verrazano ne cherchât qu'un prétexte pour courir sus aux navires portugais. Aussi s'efforcait-il de retarder le départ du Florentin. À la suite des relations amicales, qui ne tardèrent pas à être nouées entre la France et le Portugal, François [°", désirant utiliser une escadre armée à grands frais, en cédant aux instances du capitaine qui devait la commander, se décida à l'expédier à la découverte de pays inconnus.
Verrazano aurait, parait-il, fait trois voyages successifs vers l'Amérique du Nord, le prefiier en 1523, le second en 1524 et le troisième vers 1596. Nous ne connaissons que la relation du second de ces voyages, relation adressée à François If; mais il y est parlé avec quelques détails du premier voyage qui aurait été une simple course de pirates. Parü de Dieppe avec quatre vaisseaux, en 1523, l'auteur y serait revenu la même année, après d'heureuses
1) Morpuy, The Voyage of Verrazano, New-York, 1875. Letter of Joao da Silveira, the Portuguese ambassador in France, to king Don Jo@o TE, 25 avril 1523.