‹ Les découvreurs français du XIVe au XVIe siècle [microforme]Chapitre 26 sur 61 · AS · texte numérisé non relu

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malgré les prières et les appels des Français. Un chef qui venait souvent à bord laissait toujours la

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sienne à deux cents pas dans un canot; il entrait

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Si 4 k | librement dans le vaisseau, adressait loutes les Un | | questions qui se peuvent faire par signes, mangeail 1) ‘à et buvait avec plaisir tout ee qu'on lui présentait, | k mais regardait toujours du côté du canot où l'atten- L Î dait sa femme.

DE Les Francais ne craignirent pas de descendre, LA ! | hi mème de s’enfoncer dans l'intérieur du continent Fe 5 jusqu'à plus de six lieues de la côte. IS apercurent ge

des plaires fort étendues et qui semblaient fertiles. 4

| La plupart des arbres étaient des chènes et des El

s 4 cyprès, avec quelques espèces qui leur étaient in- Fa

t! | connues, Îs v trouvèrent des pommes et des noi- fs

| {. settes. Les maisons du pays étaient rondes, bâties '

b ! t: en bois, séparées [es unes des autres el recouvertes Ée | (64 d'un tissu de paille qui les guarantissait, tout aussi ! | bien que nos tentes, du soleil ou de la pluie. Quand .…. M | le besoin ou le caprice poussait les habitants à \ | ï changer de demeure, ces cabanes se transportaient LE: | aisément. Les sauvages: étaient sujets à peu de L || maladies, et se vantaient de ne mourir que de

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vieillesse. Vorrazano observa encore que le pays était rempii de pierres transparentes, et lPalbàtre fort commun.

Après avoir renouvelé leurs provisions, les Francais remirent à la voile, le 3 mai, et continuérent à longer la côte dans la direction du nord, Ts firent environ cent cinquante licues sans rien découvrir au rivage qui tentàt leur curiosité : bientôt ïls apercurent une terre plus haute, couverte d'épaisses forèts, et dont les habitants étaient si farouches et si craintifs, que nul d'entre eux n'osa monter à bord, Leur unique exercice était la chasse où la pêche. Le pars semblait stérile et ne présentail aucune trace de culture. Jamais ces barbares ne voulurent rien prendre en échange de leurs aliments. Le fer même, les couteaux et les hamecons ne parurent pas les tenter. Vingt-cinq Français qui prirent terre furent recus à coup de flèches, et ne recueillirent pour fruit de leur expédition que d'avoir observé quelques apparences de mines, surtout de cuivre. [ls remarquèrent aussi que Îles indigènes portaient aux oreilles des plaques de ce métal.

De là, ne cessant pas de suivre le nord, les Francais trouvèrent une côte moins abrupte, mais bordée dans l'éloignement par de hautes montagnes. Cinquante lieues plus loin, ils comptèrent trentedeux petites îles qui formaient comme un dédale. Enfin, s'avancant encore de cent cinquante lieues,

ils arrivèrent près d'une terre déjà reconnue par

les Bretons. Mais les vivres commencaient à man-

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quer, le nombre des glaces flottantes augmentait, la longueur et les fatigues de la navigation avaient épuisé l'équipage, enfin capitaine et matelots désiraient rentrer en France pour v annoncer leurs dé-

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