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rencesS à la capsule de Tenon, qui ont été déjà signalées, ne sont probablement pas étrangères à la production de ce symptôme. Nous avons pu voir, à St-Louis, dans le service de M. L. Dupuy-Dutemps un malade chez lequel le rôle des adhérences était évident. La fermeture des paupières accompagnait l’énophtalmie mais se produisait d’une manière bien particulière : alors que la paupière inférieure n’arrivait plus en contact du globe oculaire comme normalement, par contre, il se produisait un véritable retrait de la paupière supérieure. Celle-ci était nettement attirée en arrière comine par une bride fibreuse.
Voici maintenant, avant de terminer ce chapitre, trois observations, qui montrent bien les variations que l'on peut rencontrer dans la symp'omatologie. Toutes les trois posent un problème différent pour la localisation des lésions et l'explication des symptômes.
La première est celle d’un malade vu et opéré par M. L. Dupuy-Dutemps à la Fondation Rothschild. C’est un cas de formation fibreuse au niveau de l'insertion du droit interne. Elle est intéressante car, à la suite d’un glaucome traumatique, l'œil fut énucléé, ce qui a permis d’avoir une vue plus complète sur les lésions existantes.
M. B..., 58 ans, vu le 3 août 1927 à la Fondation Rothschild pour un glaucome traumatique de l'œil droit, par contusion datant de 4 semaines, avec hémorragie vitréenne et luxation du cristallin, mais sans blessure orbitaire,
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Il était atteint depuis la naissance d’un strabisme convergent très accusé, dont l’origine n’a jamais été rapportée par la famille à un traumatisme obstétrical.
L’œil droit (actuellement blessé) avait toujours eu une acuité très médiocre. L'œil gauche, acuité quasi normale, était utilisé pour la vision.
Déviation strabique d'environ 40°. Pas d'augmentation de la convergence dans la fixation de près.
Des deux côtés on constatait une absence complète de l’abduction, la pupille ne dépassant pas en dehors la ligne médio-palpébrale. Pas d'enfoncement du globe dans l'effort d’abduction. L’excursion interne des yeux s’accomplissait aisément et son amplitude n’était pas inférieure à la normale mais dans ce mouvement d’adduction, il se produisait un retrait net quoique peu accusé du globe oculaire. Cette légère rétraction n’entraînait pas d’ailleurs de rétrécissement notable de la fente palpébrale, contrairement à ce qui a été observé dans nombre de cas analogues.
Les mouvements d’élévation et d’abaissement sont
normaux.
En imprimant aux globes oculaires des mouvements passifs avec une pince à fixer, on conslatait qu'ils ne pouvaient pas davantage être portés en abduction, l'œil étant retenu comme par un lien inextensible empéchant sa rotation en dehors. Si l'effort de traction était augmenté, il avait pour effet d’enfoncer l'œil dans l'orbite, sans arriver à le faire tourner vers la tempe.
Cette exploration démontrait nettement. que le défaut d'abduclion n’était pas dû à la paralysie ou à l’impo-
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tence du droit externe, mais uniquement à une anomalie orbitaire musculaire ou aponévrotique faisant mécaniquement obstacle à la rotation des yeux en dehors.
Fi. 4
L’œil droit fut énucléé le 21 octobre 4927. Le droit externe un peu mince et étalé avait son corps museulaire libre et son insertion sclérale normale, Un long fragment en fut prélevé pour l’examen histologique. Au niveau du tendon du droit interne, se trouvait au contraire un tissu fibreux épais que le crochet dut contourner loin en arrière pour charger le muscle. La section faite, l'œil put être porté en dehors avec la pince sans la moindre résistance. Voici une coupe horizon-
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tale de cet œil passant par les insertions des deux droits (fig. #4). |
L’attache sclérale du droit externe est normale et la surface de la sclérotique en arrière ne présente aucune altération. Dans la partie reséquée de ce muscle se trouvent des fibres musculaires peut-être un peu raréfiées mais d’ailleurs normales.
Du côté interne, existent d'importantes modifications. Sur la sclérotique se trouve un gros bloc fibreux, saillant, s'étendant de la ligne d'insertion antérieure du
droit interne (en regard de l’ora serrata) jusqu’à 7 ou
8 mi. en arrière, où il atteint le niveau de l’équateur. Le tendon du droit interne non dissociable, paraît se confondre complètement avec cette formation fibreuse, qui contient dans sa partie externe, sur certaines coupes, quelques rares fibres musculaires disséminées. A partir de l'équateur, faisant suite à la grosse masse antérieure, le tissu fibreux se continue en arrière jusque vers la région du pôle postérieur, sous forme d’uné nappe mince accolée à la sclérotique qu’elle ne pénètre pas et dont la structure normale reste partout bien dis- . tincte. Il devait exister dans cette région une adhérence, une symphise plus ou moins serrée entre la face externe de la sclérotique et l’aponévrose de Tenon.
Ces lésions de sclérose périoculaires expliquent parfaitement les caractères des troubles moteurs de l'œil. Le muscle droit interne avait conservé une puissance de contractilité très efficace,sinon absolument normale. Mais son point d'application physiologique réel se trouvait là où le muscle se détachait de la sclérotique, à la
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