‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 102 sur 261 · DÉFENSES MÉCANIQUES. — MULTIPLICITÉ DES PROTECTIONS · texte numérisé non relu

DÉFENSES MÉCANIQUES. — MULTIPLICITÉ DES PROTECTIONS

troduisent, pénétrent dans le sang; il faut savoir, par exemple, que l’oïdium albicans peut créer une véritable septicémie; on le retrouve dans le foie, dans le cerveau, dans le rein, etc. ; il agit et par ses sécrétions et par son action directe, car le passage d’éléments aussi volumineux au travers des muqueuses est infiniment plus nuisible que celui des microbes.

Ces excoriations sont d’autant plus redoutables qu'elles n’interviennent pas simplement en ouvrant la porte, mais aussi en créant des lieux de moindre résistance. Aussi est-il important d’écarter les corps étrangers des revêtements délicats, fragiles, de la membrane respiratoire, en particulier. Voilà pourquoi ces corps étrangers solides ou liquides, le plus souvent alimentaires, sont maintenus dans les voies digestives grâce, en partie, au voile du palais, plus encore à l’épiglotte qui protège ainsi le larynx, les bronches, etc.

Assurément, le mucus, la salive, les sécrétions, autrement dit les glandes externes, jouent dans le mécanisme de ces défenses un rôle important; toutefois, à côté de ces protections glandulaires, il n'est que juste de placer celles qui relèvent des réactions nerveuses, de la structure anatomique, des propriétés chimiques des divers principes.

En tout cas, on voit avec quelle profusion, avec quelle variété, ces défenses, ces protections se trouvent groupées au niveau de ces cavités qui servent de porte d’entrée à tant d’éléments étrangers à l’organisme.

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