‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 101 sur 261 · ROLE PROTECTEUR DE LA MUQUEUSE BUCCALE · texte numérisé non relu

ROLE PROTECTEUR DE LA MUQUEUSE BUCCALE

venimeux; dans ces conditions, ces organes apparaissent nettement comme de véritables glandes internes.

Il me paraît intéressant de rapprocher de ces données ces observations de Jardet et Rivière, qui constatent le rôle joué par l’augmentation de l’acidité salivaire dans le diabète ; ces notions font que ces organes agissent sur l’économie, sur les échanges, par un procédé qui rappelle celui des glandes internes.

Les défenses chimiques, celles qui reposent sur les réactions nerveuses, sur la sensibilité de la muqueuse, sensibilité d’autant plus exquise que les sécrétions des glandes externes lubrifient plus complètement cette muqueuse, ces défenses ne doivent point faire oublier les protections qui dérivent de cette muqueuse elle-même, de sa propre résistance.

A coup sûr, on ne doit point demander une imperméabilité comparable à celle de l’épiderme ; néanmoins, les accidents pathologiques démontrent avec évidence à quel point l’intégrité de ce revêtement intermédiaire entre la peau et les muqueuses vraies est utile: voyez plutôt l'histoire des champs maudits. — Dans certains territoires de la Reauce ou de la Rrie, on enfouit les cadavres des moutons morts du charbon; les vers de terre remplis de spores viennent déposer ces spores à la surface; les animaux sont mis en pâturage. Or, les accidents, que les vaccinations ont rendus rares, éclatent surtout quand on a coupé les blés, parce qu’à ce moment les tiges sectionnées excorient la muqueuse; aussi ce charbon provoque-t-il des engorgements ganglionnaires sous-maxillaires accentués.

Du reste, l'iuilueuce de ces excoriations sur la greffe des agents de la syphilis, de la tuberculose ou même de parasites plus élevés n’est pas niable : grâce à ces solutions de continuité, l’actinomycose, des mueorinées s’in-

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