CARACTÈRES DES AFFECTIONS GASTRIQUES
évoluent le plus souvent sous l’influence d’accidents variés, de l’ingestion de caustiques, de produits corrosifs, brûlants, entraînant des abcès, des phlegmons, ouvrant la porte aux microbes; toutefois, à titre d’entités primitives, leur rôle est exceptionnel.
Certes les altérations de cette cavité sont communes au cours de la tuberculose; on entre parfois dans cette affection par l’estomac, et si on ne fait pas son entrée de cette façon, souvent on aboutit à des processus gastriques plus ou moins marqués : inflammation inter ou sous-glandulaire, anomalies des sécrétions, troubles fonctionnels, etc. Nul n’ignore, d’ailleurs, l’importance de ces désordres ; à égalité de bacillose, on ne saurait établir de comparaison entre un premier malade anorexique et un second en possession de l’intégrité de ses attributs digestifs, conservation qui se voit surtout quand la fièvre fait défaut; pourtant, le tubercule est inouï dans l’épaisseur des parois.
Il en est de même du virus typhique. Louis assurément a signalé, dans quelques cas, des ulcérations, dont Chauffard a repris l’étude; mais les perturbations de
l’estomac au cours de la dothiénentérie ne sont pas en
général attribuables au bacille d’Eberth.
La pathologie gastrique relève de processus toxiques, des poisons microbiens, des poisons du dehors comme de ceux du dedans. Plus d’une fois, en effet, quand les émonctoires sont fermés, l’élimination semble s’opérer dans cette cavité; les vomissements urémiques fournissent la preuve de. cette affirmation. Cette pathologie relève également des anomalies de la nutrition, des diathèses ou encore du système nerveux, quelquefois des agents mécaniques : de là des troubles de sécrétion, de motricité, etc. C’est au moment où ces facteurs ont dété-