DÉFENSES NERVEUSES. — MUQUEUSE. — ABSORPTION
qualité ou de quantité; bientôt HCl est en déficit; bientôt la pepsine, les sels ne sont plus aptes à réaliser ces métamorphoses des produits solubles microbiens. Or.
. ces produits ne se bornent pas à agir à titre d'agents morbifiques générateurs d’accidents variés, de troubles , nerveux, circulatoires, etc. ; ils préparent en outre le terrain; ils facilitent les prédispositions.
Les lésions de la muqueuse abaissent également les barrières élevées contre différents poisons. D’un côté, ces lésions, en portant atteinte à la sensibilité normale, diminuent la régularité des réflexes; par suite les centres moins logiquement avertis ou sollicités répondent défectueusement. Le vomissement, qui fréquemment est la t conséquence de ces actions réflexes, devient quelquefois plus difficile; or ce vomissement, si bien étudié à cette place par Magendie, constitue souvent un procédé de défense: il rejette à l'extérieur des matériaux nuisibles qui * ont pénétré en dépit du goût, de l’odorat, des sens, de l’intelligence; il expulse des corps qui ont pris naissance sous l’influence de fermentations figurées anomales.
A vrai dire, cet acte défensif peut aussi dépendre d’une impression centrale; il suffit d’injecter du tartre stibié dans les veines pour provoquer ce phénomène ; le bulbe est alors averti par le sang vecteur des substances aptes à mettre en éveil les réactions nerveuses ; ces réactions une fois atténuées, les mouvements de l’estomac deviennent paresseux, plus torpides; les corps étrangers sont plus fréquemment tolérés, au lieu d’être rejetés sans retard.
Ce ne sont pas là les seules conséquences, au point de vue des protections de l’économie, des altérations de la membrane interne de la cavité gastrique ; ces altérations compromettent le défaut relatif d’absorption que l’expérience classique relative à la strychnine met en lumière;
Chaiuun, — Les défenses nalur. de l'organ. 9