L'ESTOMAC, SA MUQUEUSE ET LA DÉFENSE
il ne lulte plus efficacement contre les parasites, contre les toxines; il ne s’oppose plus aussi efficacement à 1 entrée dans la circulation d’une foule de poisons : il ne réagit plus avec l’énergie, la promptitude nécessaires pour rejeter ces éléments; sa sensibilité directe ou ré 11 exe est en défaut.
Dans ces conditions, les germes évoluent aisément ; les fermentations se poursuivent facilement; des processus infectieux ou toxiques se révèlent, mettant en évidence, tant par l’intensité que par la variété de ces désordres, l’importance des défenses disparues.
Au point de vue physiologique pur l'estomac n’est pas indispensable ; l’histoire du chat agastre de Carvallo et Pachon, histoire qui n'est pas isolée, le prouve nettement; grâce aux diverses glandes, surtout au pancréas, l’organisme à la rigueur peut s’en passer. Sans doute, des élaborations précieuses poursuivies dans cette cavité font entrer dans les plasmas des éléments de reconstitution, de force, de solidité, éléments qui contribuent, à raffermir l’alcalinité des humeurs affaiblie, en dehors des maladies aigues ou chroniques, par le jeûne, par l’inanition, par la fatigue; mais ces élaborations s'exécutent en outre dans l’intestin. Aussi est-on en droit de penser que l’utilité de l’estomac relève, en grande partie, des défenses qu’il met en jeu pour protéger l’économie contre les agents de maladie; ses fonctions de digestion ne constituent pas son unique raison d’être.