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CONSÉQUENCES DU DÉFAUT DE PROTECTION

Dans cette cavité, Rosenheim a constaté la présence de différents sels ammoniacaux ; Külnef a pu distinguer la mydaléine, corps qui agit sur la sécrétion lacrymale ; d'autres ont cru reconnaître l’hydrocollidine, la putrescine, la cadavérine, etc.

Au sein de tels estomacs, des fermentations variées, fermentations lactique, butyrique, acétique, alcoolique, etc., peuvent se poursuivre; aussi découvre-t-on une foule d’acides, parmi eux, d’après Kelling, Rovighi, Klemperer, les acides sulfocyanique, oxybutyrique, etc.; Ewald, Hoppe-Seyler, Kuhn ont insisté sur la présence des gaz, dont les plus communs sont O8, H, CO2, Az, H*S; Straus s’est occupé des amidcs, des composés aromatiques, etc.

Ces substances, d’autres encore, augmentent singulièrement dans les estomacs dilatés, malades, privés de leurs glandes, c’est-à-dire des sécrétions capables de réfréner les fermentations ; à titre de conséquences de nombreux désordres se développent.

Le foie se plaint de temps à autre ; il reçoit trop d'éléments nuisibles ; il doit faire des suppléances; néanmoins, ce sont surtout les affections de l’intestin qui retentissent sur cet organe.

Au nombre de ces matériaux plus ou moins putrides, il en est, comme le produit éthyldiaeétique, qui s’échappent par les bronches, causant des inflammations de ces voies respiratoires, j u sti liant sur ce terrain de la physiologie pathologique la théorie de Brown-Séquard et d’Arsonval sur la sortie des poisons volatils, théorie contestée par quelques auteurs en physiologie pure.

La fréquence de la peptonurie révèle un trouble fonctionnel qui porte sur les corps protéiques ; ces modifications d’origine dyscrasique sont de nature à faire comprendre que les changements do composition, pour l'urine,

PÀTII0GÉN1Ë TOXIQUE.

PATIIOGÉNIE HÉFLEXE.

ne dépendent pas tou jours de l’état anatomique du rein.

Ces éliminations anomales prennent aussi le chemin des glandes cutanées, déterminant des érythèmes, de l’eczéma, surtout à l’aide des acides; ces corps sont, en outre, capables d’intéresser le système osseux, de déformer les phalanges en facilitant la dissolution des phosphates.

Toutefois, c’est principalement l’appareil nerveux qui reçoit le contre-coup de ces anomalies ; les céphalées, les migraines, les crises de tétanie, les vertiges, etc., traduisent les souffrances de cet appareil.

Le point important de toutes ces données plus ou moins récentes, c’est la mise en évidence des processus toxiques. Ce qu’il faut voir dans l’œuvre du professeur Bouchard, ce n’est pas seulement la constatation d’un agrandissement variable de la cavité gastrique, c’est aussi et plus encore cette merveilleuse conception de la genèse chimique en quelque sorte des accidents. Nul assurément ne doit nier les inlluences nerveuses qui s’observent de préférence dans les lésions légères, quand la muqueuse est relativement intacte; nul, par exemple, ne peut rejeter le vertige gastrique. Toutefois à coté de ces processus, il en est d’autres qui permettent de concevoir la durée de ces perturbations, leur variété; il est môme possible parfois de préciser, d’incriminer la mydaléine, l’hydrocollidine pour expliquer les troubles salivaires ou lacrymaux, le délire ou les convulsions, d’accuser la cadavérine pour comprendre les poussées de température, d'invoquer la substance incolore de Cassaët et Benccli pour interpréter les accès de tétanie.

En somme un estomac, dépourvu de ses sécrétions, des liquides déversés par les glandes externes de sa muqueuse, est privé d’une grande partie de ses défenses;

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