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DÉFENSES MÉCANIQUES. — DÉFENSES PHYSIQUES

Là encore, ce sont les glandes externes de la muqueuse, cette muqueuse elle-même qui fournissent les armes les plus puissantes. Ce revêtement, avec son épithélium, constitue une memln-ane difficile à franchir surtout quand à la surface s’étale la couche de vernis isolant que constitue le mucus ; dès lors les infiniment petits sont maintenus dans la lumière du canal, loin des tissus importants.

Le mouvement incessant du contenu intestinal, l’écoulement de la bile qui introduit dans l’intestin à son origine un volume d’eau abondant, ce mouvement, cet écoulement entraînent à l’extérieur une quantité considérable de parasites de divers ordres ; des amibes, des coccidies , des hydatides, des sporozoaires , des tænias, etc., se rencontrent mélangés à des microbes ; ces êtres relativement plus élevés sont aptes, de leur côté, à s’introduire parfois dans le sang pour déterminer une affection générale ; il est donc important de s’en défaire.

Ces protections purement physiques ou mécaniques ne sont pas isolées ; les sucs intestinaux, pancréatiques, jouissent d’attributs germicides assurément atténués, à peine égaux à ceux de la salive ; néanmoins ces attributs que la réaction alcaline du milieu restreint fatalement ne sont pas niables, à la condition déconsidérer comme tels tout effet mettant obstacle dans une mesure quelconque à l’évolution microbienne.

Le liquide biliaire, sans mériter complètement une réputation un peu exagérée, intervient plus énergiquement. La clinique établit que, chez les ictériques, les fermentations intestinales sont abondantes; les gaz, les odeurs le prouvent ; pourtant lorsqu’on poursuit des cultures dans ce liquide, on constate des développements bactériens relativement nombreux.

PROTECTIONS HUMORALES: HILE; MUCUS. lot

Messieurs, quand l’observation et l’expérience sont en désaccord, ayez tendance à accuser la seconde méthode ; dites-vous que ce qui manque ce sont les conditions de cette expérience, c’est le déterminisme de Cl. Bernard. Si, en effet, on place à 40° de la fibrine dans une solution de HCl à 1 p. 1000, au bout de quinze jours l’indol signe révélateur de la putréfaction apparaît : or, si dans ce milieu acide, vous ajoutez de la bile, 10 p. 100, ce début de corruption est supprimé.

Frazer a montré que cette sécrétion biliaire agit sur les venins; son action sur les toxines n’est pas nulle ; or, affaiblir ces toxines, comme le font les diastases digestives, c’est atténuer les bacilles qui se servent de ces toxines.

Le mucus est abondant dans le tube digestif; il ne limite pas son action à une intervention mécanique mettant obstacle à l’absorption, au passage des éléments solubles ou figurés ; il exerce une influence véritablement bactéricide, qu’établissent les modifications subies par les agents plongés pendant quelques heures, de 2 à 24, dans ce produit : c’est là la défense, la protection capitale fournie par les glandes externes.

Constatation intéressante ! Ce mucus que les cellules do nos tissus fabriquent est également engendré par les cellules bactériennes ; c’est là un rapprochement de plus entre ces deux groupes d’éléments. Je puis vous montrer ce principe dans la culture placée sous vos yeux ; vous voyez l’acide acétique provoquer un précipité qui ne se redissout pas dans un excès, mais qu’un acide minéral fait disparaître ; ce corps après action de ces acides donne une gomme que précipite la liqueur de Fehling ; il contient du soufre ; il est dépourvu de phosphore ; ce n’est donc point une nucléo-albumine d’Ilammarsten. — Avec Desgrez, je me suis assuré que d’au très bactéries font naître

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