PRODUITS TOXIQUES DE L’INTESTIN
Substances antagonistes. — Atténuation des toxicités. — Action de la bile. — Influence de Dévolution des bactéries. — Mes t ravaux en collaboration avec Mangin. = Rôle des sels, des bases, des gaz. = Instabilité de ces poisons. — Fonction de défense active de la muqueuse intestinale. — Conception propre.
Démonstration de l’importance de ces défenses par le nombre, l'intensité des accidents dus à leur insuffisance. — Processus aigus; lièvre; dyspnée; troubles sécrétoires; désordres circulatoires; perturbations nerveuses. — Actions séparées de différents principes. — Processus chroniques. — Lésions osseuses, cutanées, viscérales. — Modifications humorales. — Importance de l’intestin en pathologie. — Importance de ces défenses organiques. — Rôle des glandes externes dans la genèse de ces défenses. — Défenses naturelles. — Défenses artificielles.
L’intestin, a-t-on dit, est un laboratoire de poisons : cette formule correspond à une vérité. Toutefois, parmi les produits toxiques qu'on rencontre à ce niveau, il en est qui prennent naissance dans ce canal, tandis que d’autres proviennent de l’extérieur ; dans ce nombre figurent des matières alimentaires.
Analysez les principales substances utilisées ; rapportez à i 000 les résultats, vous verrez que les proportions d’albumine oscillent entre 3 et 10, s’il s’agit des fruits, des pèches, des raisins, des fraises ; ces chiffres passent à 120 ou 150 dans les lentilles, l’orge, le seigle, les amandes, à 130, à 160 dans le foie de porc, dans les tissus du veau, à 209 dans ceux du pigeon. — Dosez la graisse, sans sortir des poissons, vous constaterez que des quantités, relativement faibles de 6, de 10 chez le brochet ou la sole, s’élèvent à 70 chez le maquereau, à 145 chez l’anguille ; les volailles sont plus pauvres; le poulet, le canard n’en contiennent ([lie 23 à 30 ; chez les végétaux on enregistre des variations qui vont de 3, de 55, pour la farine, le froment, la pomme de terre, le riz, à 530 pour les amandes. — Les matières minérales, rapportées au kilogramme, fournissent 7, 15, 18, s’il s'agit de la viande de boucherie, 15 à 20, si on s’adresse aux poissons, 5, 10, 30, si on